P2h.fr : Pierre Hugues HERBERT - Apprenti champion du tennis AlsacienPartenaires Pierre Hugues HERBERT

Archive du 08/03/2009


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Début décembre - Eddie Herr & Orange Bowl


Mercredi 12 novembre - Ügi sur Alsatic

Les Herbert père et fils ont participé le mercredi 12 novembre dernier à l'émission "La Quotidienne" sur Alsatic TV, au cours de laquelle ils ont répondu aux questions (non préparées) des journalistes Tanguy Florès et Pierre Maurer.



Cliquez ici sur ce lien pour télécharger l'interview.


 

L'Orange Bowl à Key Biscayne




13 décembre - Orange Bowl 1/2 finale du double : coiffés sur le poteau ! 
En demi-finale face à Devin Britton (N°71) et Jarmere Jenkins (N°18), la porte entre-ouverte s'est aussitôt refermée et a laissé "Stan" et P2h un peu hagards sur le carreau...

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            battus au terme d'un match qui finit en eau de boudin...

L'ukrainien était pourtant en verve aujourd'hui et, solidement épaulé qu'il était par un Pierre-Hugues, pourtant beaucoup moins à son aise qu'hier, cela avait suffit pour que les 2 garçons remportent assez facilement la première manche 6/4 avec un break à la clef sur le noir-américain Jenkins, finaliste ici demain en simple contre Bhambri (encore lui !).
On se prenait à rêver... Le tennis dur et mécanique des 2 américains prenait l'eau et se décomposait quelque peu face à la vitesse et la fluidité du jeu des 2 européens.
Mais la partie reprit de plus belle.
Au second, Pierre-Hugues concédait son service à 2/2. Cependant, le duo recollait à 3/3 en chipant de nouveau la mise en jeu de Jenkins, tenant la baraque dans une fin de set disputée jusqu'au tie-break, entamé tambour battant par les européens qui crurent mener 4/0, lorsque le retour long de ligne de P2h tomba gagnant dans le couloir du volleyeur américain, Devin Britton
Mais Jenkins alla négligemment ramasser la balle et, la ramenant vers l'arbitre de chaise, lui signala qu'elle était crevée.
Etait-ce vraiment cette balle ? Etait-elle vraiment crevée ? Qu'est-ce que cela pouvait bien y changer puisque le retour avait été gagnant ? A qui le règlement dans ce cas de figure donnait-il raison ?
Beaucoup de choses restent obscures là-dedans et, dans le feu de l'action, personne n'alla vraiment vérifier. Toujours est-il qu'il fallut rejouer le point et que cet incident, mineur sans doute, cassa la dynamique de nos 2 champions, qui se voyaient déjà, un peu trop tôt sans doute, en haut de l'affiche, en train de jouer "leur" finale de dimanche.
Le tie-break reprit donc, un peu dans le flou côté des leaders à la marque, et aussitôt l'avantage changea de camp.
3/1, puis bientôt 3/3, pour finalement voir le set vous échapper d'un rien 7/5, c'était frustrant et c'est le moment que choisit "Stan", pour jeter de dépit sa raquette devant lui, une raquette qui malencontreusement roula aux pieds du juge de ligne situé derrière.
L'arbitre n'y vit goutte, mais l'information remonta à ses oreilles et c'est Pierre-Hugues, 1mn plus tard, qui prit un avertissement pour "racket abuse".
Dans la confusion et la discussion qui s'ensuivit, Pierre-Hugues voulut parlementer et, au milieu de toute une tirade, il eut un mot malheureux, il parla d'un "fucking tie break", et écopa donc avec son équipe d'un point de pénalité.
Des maladresses, des excès de zèle côté arbitrage : rien de très folichon finalement. "The show was goin' on". And the match restait tout à fait à portée.
But, un ressort était cassé. Et, malgré le "medical break" demandé par Poplavskyy pour permettre à l'équipe de recouvrer ses esprits, le tandem franco-ukrainien ne put revenir dans la partie.
10/3 au final pour Jenkins/Britton, qui gagnent ce match par la petite porte, profitant de l'inexpérience de nos 2 jeunes amis, qui se sont sans doute égarés dans ce qui n'était tout compte fait qu'une fin de match ordinaire, avec son lot prévisible...
d'imprévus...
Bref, Ügi n'accrochera pas une 4ème équipe yankee à son tableau de chasse et ne sera pas dans le dernier carré de la finale, où il aurait pu retrouver Bhambri (toujours lui !).
Laisser glisser l'impondérable. Rester concentré sur son tennis, continuer de faire le spectacle, accueillir positivement tous les événements même les plus contrariants, et décider d'aller de l'avant en cherchant à améliorer son jeu y compris dans la tourmente, c'était ça l'important aujourd'hui.
C'est ce qu'on comprend après coup et ça vous marque évidemment plus de le constater ici, dans l'arène, au milieu des meilleurs joueurs du monde (Jenkins et Britton se sont imposés la semaine dernière à l'Eddie Herr) que de le constater, tout près de chez soi, lors d'une vague séance d'entraînement...
Autrement dit, la leçon valait bien, et le fromage, et le voyage...

le site de l'Orange Bowl

12 décembre - L'oiseau de nuit chasse aussi le jour
Ce matin, avant de rentrer sur le court, Pierre-Hugues comptabilisait 4 victoires en double en 2 tournois, l'Eddie Herr et l'Orange Bowl, avec des succès acquis sous la lumière des projecteurs, vers les 18h, 19h, 20h dans la douceur de l'hiver floridien, la seule défaite ayant été concédée avec Gianni Mina face à Bhambri et Sanders sous un chaud soleil, en plein midi chez Nick Bolletieri.
Avec la victoire d'aujourd'hui obtenue vers les 12h30, la spirale est rompue et Pierre-Hugues prouve qu'il n'est pas qu'un rapace nocturne. Son oeil perçant lui permet aussi de traquer ses proies de jour, et c'est le duo guatémaltèque Uriguen/Diaz-Figueroa qui en a fait ce vendredi en quart-de-finale les frais en trépassant 6/4 3/6 et 10/4 entre les griffes acérées de notre "Ügi national", qui a fait montre lors de ce match de son plus beau plumage, solidement épaulé qu'il était, il est vrai et il ne faut pas l'oublier, par l'ukrainien Stanislav Poplavskyy.
On a en effet eu droit à du grand Ügi aujourd'hui à Key Biscayne, même si rien n'a été facile sur le terrain. Après un break lâché en effet à 0/2, service Poplavskyy, en début de match (une fois n'est pas coutume), Stan et P2h sont revenus au score, Pierre-Hugues commençant alors son récital, virevoltant au filet et très incisif en retour, pour permettre à l'équipe de virer en tête 6/4 en fin de 1er acte.

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Le festival "huguesque" continua à l'entame de la seconde manche, le magicien Poplavskyy, pourtant habitué des tours de passe-passe, commençant lui, dans cette partie du match, à donner de sérieux signes de faiblesses, que son partenaire, à lui tout seul, ne pût complètement endiguer.
Pire, ce fut Pierre-Hugues, jusque là impérial sur sa mise en jeu qui, victime d'une légère baisse de régime, fut obligé de lâcher son service à 15/40 pour permettre au camp adverse de se détacher 4/2.
Nouveau coup de rein du tandem européen qui revint à 4/3, puis 30/0 sur le service de l'ukrainien, le match étant alors entré depuis quelques points dans une phase de joyeux "flotti-flotta", l'avantage rebondissant de part et d'autre de façon complètement désordonnée : break finalement concédé par Poplavskyy un peu contre le court du jeu pour faire 5/3, puis 3 balles de "débreak" non concrétisées dans le jeu suivant à 15/40 service Uriguen, enfin un début de super tie-break inquiétant avec mini-break pour les adversaires à 2/0...
Et c'est alors que "Stan" se reveilla un peu de sa léthargie pour sonner la charge, redonner du mordant à son co-équipier et conclure avec lui magistralement  dans un final à couper le souffle cet ultime  jeu décisif 10/4 après avoir mené 7/2 et 8/3.
Ouf ! C'était super chouette !
Ügi sera le dernier représentant masculin tricolore encore en course dans le tournoi, après l'élimination ce matin de Julien Obry face à Bhambri, encore
lui.
Alors, "Come on" le frenchie !

10 décembre - Ils sont toujours vivants
Victoire en huitièmes de "Stan" et P2h contre les américains Sandgren/Bangoura sur le score de 6/1 7/5.
1er set survolé en 20mn.
2ème plus chaotique avec un handicap de 3/0 double break concédé en début de manche, finalement comblé in extremis à 5/5 pour finir 7/5 dans la foulée.
C'est bien. On croise les doigts pour que ça continue, sachant qu'il n'y a aucun match de prévu jeudi en double (day off) et qu'il faudra donc attendre vendredi pour connaître la suite du feuilleton contre les 2 guatémaltèques Julen Uriguen (N°70) et Christopher Diaz-Figueroa (N°111).

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9 décembre - le grand "melting pot"
Le double est souvent sur le circuit Junior l'occasion de retrouvailles diverses et variées. Tantôt partenaires, tantôt adversaires, les joueurs expérimentent toutes les combinaisons possibles, ce qui fait donc que les équipes se recomposent et évoluent au fil du temps et des tournois.
Pierre-Hugues, quant à lui, a déjà dû jouer pas loin de 90 tournois de double un peu partout autour du globe. Il connaît donc beaucoup de monde, mais finalement, toujours un peu isolé à droite ou à gauche, il ne possède dans la discipline aucun alter ego attitré.
Changeant de co-équipier à chaque fois, il est donc un habitué de ces chassés-croisés à répétition et c'est ainsi qu'hier soir à Key Biscayne, il avait autour de lui sur le terrain quatre acolytes qu'il connaît bien...
En face de lui d'abord, Dino Marcan (N°57), son partenaire à 3 reprises la saison dernière, à Wels en Autriche, à San José au Costa Rica et surtout à Mexico il y a à peu près un an, pour la Copa Casablanca (Grade A), tournoi dans lequel ils avaient, pour leur 1ère collaboration, passé 2 tours et atteint les quarts, n'échouant que d'une très courte tête contre Giacomo Miccini et Borut Puc.
Un Puc (N°27), c'est là qu'on voulait en venir, qui faisait cette fois-ci équipe avec Marcan, alors qu'aux côtés de P2h se trouvait hier soir Stanislav Poplavskyy, un joueur qui fut, dans des temps plus reculés, en 2005, son associé sur 2 tournois Tennis Europe -14, à Piestany en Slovaquie (cat. 1) et à Renningen/Rutesheim en Allemagne dans la lointaine banlieue de Stuttgart (cat. 2).

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                      Le slovène Borut Puc

Du reste, les 2 garçons n'avaient pas mal réussi ensemble à l'époque, atteignant la demi-finale en Slovaquie et la finale en Allemagne. Est-ce ce souvenir-là? Leur réelle supériorité? Ou la délicieuse alchimie du destin? Toujours est-il qu'hier soir la mayonnaise a plutôt bien pris, puisqu'ils s'imposèrent de façon assez convaincante 6/1 au second, puis 10/8 au super tie-break, malgré la perte du 1er set 6/4.
Une perte du 1er set qui en rappela d'autres, récentes, concédées à l'Eddie Herr avec Gianni Mina. Doit-on en tirer une quelconque conclusion ? Sans doute non. Loi des séries, concours de circonstances... Bof ! Qu'importe !
Il n'en demeure pas moins que Stanislav et Pierre-Hugues menaient 2/0 dans la manche initiale, avant que l'ukrainien ne commette une toile magistrale sur la volée qui leur offrait d'entrée un double break à 3/0.

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                                   Stanislav Poplavskyy

Demain mercredi 17h, Ügi retrouvera 2 autres vieilles connaissances : les 2 américains Sekou Bangoura (N°232) et Tennys Sandgren (N°53). Le premier en effet, il l'a battu au même endroit l'année dernière, au 1er tour en -16 avec Miguel Almeida, et le second, il a perdu avec Henri Laaksonen contre lui et Rungkat en mai à Villach en Autriche.
Pour le reste du camp français, chez les -16 et les -18 garçons et filles, les résultats, régulièrement mis à jour, sont visibles sur le site Web du tournoi en suivant le lien fourni ci-dessous.

8 décembre - L'orange est acide...
Ügi
 a été éliminé dès l'aube du tournoi. Son match, programmé ce lundi à 10h30 sur le N°5, un court plutôt excentré, s'est terminé parmi les premiers et le malheureux a ressenti l'amertume d'être sorti ni vu ni connu du tableau final, avant même que la fête ne commence...
Et vite fait, bien fait, Messieurs, Dames ! La pilule est d'autant plus difficile à avaler que ça n'a pas traîné. Stanislav Poplavskyy s'y est employé.
Un 1er set bouclé 6/1 en 20mn. Un second remporté 6/4 assez logiquement, malgré un sursaut d'orgueil de Pierre-Hugues qui, mené 2/0 d'entrée, recolla au score et sembla se présenter en position favorable à 4/4 et 40/15 sur son service...
Eh oui, 2 balles de 5/4 dans la raquette ! Avant qu'un moment d'inattention ne sonne le glas des espoirs renaissants. Un moment d'inattention bien naturel d'ailleurs à cet instant de la partie après les efforts fournis pour revenir à hauteur, et qui fit rater à P2h l'immanquable, sous la forme d'une volée haute caviar précipitamment vendangée dans le couloir alors que l'adversaire était dans les choux...
Une bévue qui, prise avec le recul nécessaire, n'était sans doute pas fatale, mais que, dans sa grande nervosité et avec une attitude trop négative, le futur perdant perçut malheureusement comme telle dans l'urgence du match, offrant sur 2 autres fautes consécutives un break inespéré à son vis-à-vis, break que ce dernier transforma brillamment avec un jeu blanc sur son service 4 points plus tard.

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         P2h vs Stanislav Poplavskyy sur le central de Key Niscayne

Mais rendons à César, ce qui lui revient...
L'ukrainien, N°144 mondial, a, il est vrai, très habilement manoeuvré. Et la partie ne s'est d'évidence pas jouée sur ces seuls derniers échanges.
Servant bien, brouillant les cartes, distillant dans un faux rythme des accélérations foudroyantes, Poplavskyy a mis dès le départ sous pression Pierre-Hugues, qui vécut en quelque sorte la mésaventure de l'arroseur arrosé, battu à son propre jeu par un adversaire inspiré et insaisissable.
En face, le niveau de jeu était élevé et le challenge difficile à relever. Certes, Pierre-Hugues s'est battu et n'a pas démérité.
Mais peut-on se consoler simplement en se disant qu'on a donné le meilleur et que l'autre a mieux joué?
La question à se poser n'est-elle pas justement de savoir comment inverser les rôles, comment désamorcer ce genre de spirale, comment faire à chaque fois déjouer le camp adverse.
C'est là que se situe l'expérience, c'est là que se fait toujours la différence et c'est, à ce titre, que celle-ci comme toutes les autres était enrichissante.

7 décembre - Bienvenue à Key Biscayne
Key Biscayne Crandon Park
, c'est un grand stade de tennis, pas aussi grand que Roland Garros mais presque, parfaitement adapté pour accueillir un événement tel que le Sony Ericsson Masters Series. Beaucoup de béton comme à la Porte d'Auteuil, à la différence prêt que vous vous trouvez au milieu des palmiers et qu'en traversant la route qui longe le "Tennis Center" vous êtes à 300m d'une superbe plage de sable fin.
Le cadre est même un peu démesuré pour un tournoi comme l'Orange Bowl. Les courts, bien séparés, sont répartis sur un très grand espace et on y parcourt des kilomètres à pied tout au long de la journée lorsqu'on veut butiner d'un match à l'autre.

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Sympa aussi l'ambiance dans les allées pendant les matches avec tous ces "head coaches" des universités américaines venus faire leur marché chez les juniors, ou plutôt promouvoir leurs structures et prendre des contacts en vue de renforcer leur équipe pour le championnat 2009-2010.
Sinon, côté tableau, le tirage est fait et il n'est pas défavorable. Pierre-Hugues jouera demain un joueur moins bien classé que lui : le N°1 ukrainien Stanislav Poplavskyy (N°144), qui sera aussi son partenaire de double. Un jeu d'équipe et d'opposition qui s'annonce intéressant avec un joueur fin et longiligne qui évolue, on le sait, un peu sur le même terrain que P2h, celui du relâchement et de la coordination.

pour lire l'article consacré à l'Eddie Herr qui se déroulait la semaine précédente à Bradenton dans l'enceinte de l'IMG Academy de Nick Bolletieri, cliquer ici

Dernière modification 08/03/2009

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