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Tournée australienne : Traralgon et Nottinghill

"2009
Optus Nottinghill International"
Lundi 19 janvier
À audace, audace et demi...
Le match du jour contre Pablo Carreno-Busta (N°14) a tenu toutes ses promesses. Et le joueur espagnol, demi-finaliste de l’Orange Bowl -16 en 2007 et lauréat de nombreux tournois majeurs en Europe cet été, a du s’employer dare-dare par une chaleur caniculaire (37°) pour venir à bout ce lundi midi d’un Pierre-Hugues au meilleur de son tennis.
En signant une victoire convaincante 7/5 6/4 en un peu plus d’1h30, le joueur originaire de Gijon dans les Asturies et qui s'entraîne au Centre national espagnol (équivalent de l'INSEP) près de Barcelone inflige du même coup une défaite cruelle à notre malheureux P2h, qui ne méritait peut-être pas, au vu de la performance fournie aujourd’hui, d’être sorti si tôt du tournoi.
Mais l’expérience, une fois de plus, a parlé.
Carreno-Busta, conscient sans doute du péril encouru à laisser Pierre-Hugues venir le premier au filet, a pris tous les risques, décousu le jeu et sans cesse forcé le destin dès l’entame de l’échange. Pour preuve, les 4 aces qu’il aligna, face à un adversaire pourtant très vigilant, pour effacer, dès le 1er jeu du match, une balle de 0/30, une balle de 15/40, une balle de 30/40 et 2 points plus tard une balle de break.
Ça démarrait sur les chapeaux de roue et ça a continué de se rendre ainsi très violemment coup pour coup dans la manche initiale jusqu’à ce que Ügi, qui n’avait concédé jusque-là aucune balle de jeu sur son service, ne craque, subitement très fébrile, sous la pression en lâchant son service blanc à 6/5 contre lui, sans vraiment prendre sa chance et "rentrer dedans" comme il aurait fallu.

P2h dans la "cage" entre les griffes de Pablo Carreno-Busta
Là résidait sans doute la clef du match, dans la capacité de chacun à jouer "out of control" pour voir justement qui des 2 dans cette situation se sentait le plus à l’aise, ou plus précisément "le moins mal à l’aise".
Et, à ce jeu-là, c’est clairement l’espagnol qui a gagné, même dans le second set, où il semblait commencer pourtant de donner de sérieux signes de faiblesse.
Des risques énormes pris sur la seconde qui se traduisirent par 3 ou 4 doubles fautes, une tendance à se tendre davantage musculairement qui provoqua quelques fautes inhabituelles, les indices n’étaient pas si évidents, mais la fatigue côté adverse commençait à se faire sentir et l’œil aiguisé de P2h aurait pu repérer ces menus frémissements, pour y "faire son nid", accentuer à son tour la pression, débrider le jeu et y voir un espoir de disputer un 3ème set, avec la perspective de pouvoir amener ainsi le match dans cette ultime manche sur un autre terrain, celui de la résistance physique et mentale.
Car, depuis quelques mois, il ne s’en rend pas très bien compte encore, mais, du fait de la filière énergétique ultra-économique qu’il a dans des cadences de jeu malgré tout très rapides, P2h est souvent le plus frais des 2 au 3ème, même lorsqu’il joue des décathloniens qui, de toute évidence, possèderaient sur le stade des qualités athlétiques bien supérieures aux siennes.
Les cieux semblaient plus cléments, mais, malgré cela, le jeune homme eut du mal à croire en son étoile. Il fut à la fois un peu timide, maladroit et malchanceux.
Il ne concrétisa pas d’abord, avec notamment 2 funestes doubles fautes, les 2 balles de 3/1 qu’il eut à 40/15 sur son service au 2nd.
Et, comme toujours dans ces cas-là, retournement de situation, 2 jeux plus tard, le sort lui joua un tour pendable…
Alors qu’à 3 partout, il menait 0/30, et reprenait manifestement prise sur le match, il reçut malencontreusement, fait rarissime, le 2ème service faute et très appuyé de Carreno en plein dans les "coucougnettes", et en resta quelques minutes le bas ventre douloureux et les jambes coupés.
Il commit surtout à ce moment-là l’erreur de reprendre le jeu trop vite, au lieu de demander un "medical break" tout à fait justifié.
Opportunité que l’espagnol saisit pour lui coller, sans aucune pitié, 4 services gagnants. Et finalement, après 2 ou 3 autres occasions exploitées de la sorte de façon un peu trop timorée, c’est l’espagnol qui, un peu contre le court du set, se fit plus pressant, avec notamment 2 retours-volée décisifs, pour "chiper" le service de Pierre-Hugues aux avantages sur le dernier jeu et finir 6/4.
Les statistiques, du reste, ne mentent pas sur les réalités de ce match. Pablo Carreno-Busta a bel et bien été chercher sa victoire.
20 "winners" contre seulement 14 à Pierre-Hugues ; 49 points remportés dès la 1ère frappe de balle, service ou retour, contre 36 à Pierre-Hugues ; 71% de 1ers services dans le 1er, 58% dans le 2nd, contre 52% et 41% à Pierre-Hugues : tous les principaux indicateurs montrent que l’espagnol a un peu plus fait le jeu, un peu plus pris sa chance, un peu plus mené les débats.
Il a provoqué sa réussite, même si, encore une fois, celle-ci ne tenait qu’à un fil, celui "à retordre" que, malgré l’énorme qualité de sa prestation, Pierre-Hugues ne lui a sans doute pas assez "donné".
Toujours davantage durcir le jeu, pour à chaque fois un peu plus jongler avec ses propres nerfs et surtout ceux de l’adversaire, là est sans doute une des principales pistes à explorer demain, pour Pierre-Hugues et pour la concurrence.
En attendant, aujourd’hui, l’audace, contrairement à hier, était un chouia plus présente de l’autre côté du filet, et c’est sûrement ce qui a fait la petite différence...
Cette fois-ci, le perdant se consolera en allant méditer là-dessus à la plage, avec peut-être Gianni Mina lui aussi éliminé aujourd’hui, pendant que les "forçats rescapés", Adrien Puget et Julien Obry, bronzeront sur le court en faisant, on leur souhaite, griller encore un peu plus à petit feu leurs adversaires.
Açie aie aie que calor !
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tableau final simple garçons
qualifs simple garçons
double garçons
Dimanche 18 janvier
Priorité au simple
Le moins que l’on puisse dire, c’est que le climat est très changeant ici à Melbourne, et plus largement sur tout le territoire de l’État du Victoria situé au sud-est de l’Australie. Selon d’où vient le vent, du sud, donc de l’océan et du pôle, ou du nord, donc du désert et des tropiques, la température peut grimper ou chuter en quelques heures d’une bonne vingtaine de degrés.
Ce fut le cas ces jours derniers, où après avoir dû supporter des chaleurs torrides à Traralgon (40°) mardi et mercredi, on est retombé jeudi et vendredi (journée des qualifications) dans une ambiance presque tempétueuse et sous un ciel très nuageux très au dessous des 15°.
Depuis, le temps s’est remis au beau et le thermomètre est remonté vers les 25-30°, et c’est dans des conditions météorologiques très clémentes que Pierre-Hugues a joué son 1er tour ce dimanche matin à 9h (samedi 23h heure française).

Sous un soleil qui chauffait déjà bien en cette heure matinale, Pierre-Hugues a pu croire même au commencement, en menant 2/0, que cette partie face au qualifié Alessandro Colella (N°123) allait être un bis repetita de leur finale de consolante de l’avant-veille à Traralgon. Mais chaque match demeure une nouvelle aventure, et les événements prirent tout d’un coup une tournure toute différente.
Il ne réussit en effet que 2 services gagnants sur ses 23 tentatives dans le set, se crispa un peu, hésita beaucoup, commit, en manquant cruellement d’intention, un monceau de fautes directes et se retrouva 7 jeux plus tard mené 6/3 par un adversaire fermement décidé à prendre sa revanche et, ce faisant, beaucoup plus entreprenant qu’à l’accoutumée.
Heureusement, l’italien fléchit un peu à l’entame du second ; il n’osa pas emballer le match et, un peu trop en contrôle, laissa Pierre-Hugues reprendre progressivement du poil de la bête. Ce dernier refit donc surface en breakant à 3/1, avant de lâcher ensuite, encore très fébrile, son service à 3/2, pour finalement rebreaker et mener 4/2, puis 5/2.
Dès lors, la partie continua pour ainsi dire à sens unique. Servant de mieux en mieux, agressant de plus en plus son opposant, P2h multiplia les points gagnants et poussa le camp adverse à la faute, évitant ainsi lui-même le plus souvent de céder le premier à l’échange. 22 "winners" dans les 2 derniers sets, contre un seul à l’adversaire, seulement 2 fautes de moins pour Colella… Au final, l’audace prit le pas sur la régularité, le jeu au filet sur le jeu de fond de court, et Ügi s’imposa 3/6 6/3 6/3. Ouf !

Il obtient ainsi le droit de défier demain lundi au 2nd tour la tête de série N°4 et N°14 mondial, l’espagnol Pablo Carreno-Busta. C’est un adversaire redoutable qu’il connaît bien pour l’avoir affronté 2 fois en double la saison dernière.
Mais tout le monde a ses chances ici, il faut s’en convaincre. Et N°14 mondial ou pas, on s’en moque, il lui faudra écarter l’espagnol de sa route s’il veut se frayer un chemin vers la finale, ce dont il semble capable en vertu des progrès manifestes qu’il semble avoir réalisés depuis quelques mois.
Est-ce un avantage ? Qui sait ? En tout cas, il n’aura plus que le simple à gérer, lui et son compère Henri Laaksonen ayant été éliminés au 1er tour du double cet après-midi par la paire néerlandaise Pel/Eleveld 6/1 3/6 10/5, selon un scenario assez inquiétant, puisque tout à fait similaire à celui de leur défaite en demi-finale de Traralgon contre les croates Marcan et Draganja.
Un double qui n’aura pas réussi non plus aux autres entités françaises : Puget et Obry, pourtant vainqueurs à Traralgon, de même que Mina associé à l’allemand Georgoudas ayant eux aussi sombré dès leur entrée en lice.
Oui donc ! Priorité au simple, et plutôt 4 fois qu’une, puisque, outre Pierre-Hugues, tout le camp tricolore, soit donc également les 3 autres garçons cités plus haut seront présents au second tour demain pour ce "2009 Optus Nottinghill International".
Allez les bleus tout là-bas en Australie !
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tableau final simple garcons
qualifs simple garçons
double garçons
Samedi 17 janvier
Tout là
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haut sur la colline...
Deuxième tournoi australien junior, et répétition générale avant le grand rendez-vous de "Finders Park", ici sur les hauteurs de Glen Waverley, une localité ou plutôt un quartier situé dans la grande banlieue nord-est de Melbourne.
La compétition se déroule sur les 10 courts en "plexipave" du "Nottinghill/Pinewood TennisClub", une surface dure différente du "rebound ace" qui sera utilisé la semaine prochaine à l'Australian Open.
10 courts (il y en avait 25 à Traralgon !), c'est plutôt riquiqui pour un tournoi de cette envergure et qui accueille, qualifs et grands tableaux réunis, près de 200 joueurs, garçons et filles, les mêmes, à un ou deux noms près, que ceux qui sont engagés dans les "AOJC" (= "Australian Open Junior Championships").

sur les hauteurs de Melbourne, le site du tournoi de Nottinghill
Une dizaine de courts d'entraînement sont mis à disposition évidemment à 5mn de là en voiture, dans l'enceinte de l'université toute proche de Monash, mais ça fait quand même un peu juste pour satisfaire la demande.
Le tableau final de ce "2009 Optus Nottinghill International" a débuté aujourd'hui samedi après les 2 tours de qualifications disputés hier vendredi. Toutefois l'étroitesse des installations justifie que le 1er tour s'étale sur 2 jours, et c'est la raison pour laquelle Pierre-Hugues n'entrera en lice que demain dimanche dans le tournoi.
Il verra se dresser sur sa route - hasard du tirage au sort ! - le même adversaire que lors de son dernier match de consolante à Traralgon, en la personne d'Alessandro Colella (N°123). C'est une coïncidence qui vaudra d'ailleurs aux 2 joueurs de s'affronter pour la 3ème fois en moins de 6 mois, puisque l'italien fut déjà la victime de P2h au mois d'août à Knokke-Zoute en Belgique, mais cette fois-ci sur la terre ocre et dans des conditions de jeu plutôt lourdes.
En double, Pierre-Hugues, toujours aux côtés d'Henri Laaksonen, retrouvera aussi un joueur affronté à Knokke : le néerlandais David Pel (N°130), qu'il joua du reste aussi bien en simple qu'en double dans le tournoi flamand. Le grand gaucher batave sera ici associé à son compatriote, Justin Eleveld (N°65) avec lequel il fait équipe pour la tournée australienne.
Autrement dit, après la semaine rondement employée à jouer 11 matches à Traralgon avec au moins autant d'entraînements, et les 3 jours mis à profit ici à Nottinghill pour tâcher de trouver ses marques dans cette 2ème étape du circuit, on ne peut pas dire que Ügi, comme les copains, ait eu beaucoup le loisir de faire du tourisme ou d'aller à la plage... On peut le regretter d'ailleurs, car le bord de mer vous tend les bras à quelques kilomètres d'ici, avec son sable fin, ses vagues et ses surfeurs... Et la tentation serait grande quelquefois d'aller piquer une tête plutôt que de faire un énième entraînement. Mais le turbin, c'est le turbin, et le champion n'est pas venu ici pour faire du farniente...

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Loy Yang Power Traralgon International Junior
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Mercredi 14 janvier
Complètement consolé !
...le Ügi au terme de cette ultime journée du "Loy Yang Power Traralgon International Junior", qui - cocorico, et recocorico ! - a largement vu triompher le drapeau tricolore.
Sur les cinq finales disputées en effet aujourd'hui, quatre ont été remportées par un ou deux français. La finale du simple d'abord gagnée par Julien Obry en 2 sets contre l'italien Gaio; puis la finale du double avec le même Obry qui, associé à Puget, réalise le doublé; la finale du double féminin aussi dans laquelle la France était partiellement représentée par Kristina Mladenovic, et enfin la finale de la consolante garçons empochée par P2h, notre célèbre apprenti champion.


Par une chaleur torride, avoisinant les 40°, malgré l'heure matinale (9h), Pierre-Hugues a assez largement dominé l'italien Alessandro Colella (N°117)
sur le score de 6/4 6/4.
Ce succès est amplement mérité, tant, une fois de plus, il survola les débats, en dépit pourtant d'un gros passage à vide au tout début du second, qui permit à son adversaire de breaker et de mener 3/0, avant que "Ügi la tornade" ne reconstitue son tennis virevoltant pour boucler le set et la partie en déroulant pour presque aligner 6 jeux consécutifs.
32 "winners" sur l'ensemble du match contre seulement 6 à l'adversaire, dont 10 full aces, auxquels vinrent s'ajouter 14 services gagnants, et puis aussi 20 points conquis au filet : certes, il y a eu du déchet, de grosses phases de flottement, comme d'habitude, avec 48 fautes, la plupart du temps non provoquées. Mais en revanche, quand ça passait, quand la concentration était au rendez-vous, c'était souvent irrésistible...
Voilà ! Ce n'était que la consolante bien sûr. Julien Obry a, lui, inscrit son nom au palmarès du grand tableau, comme Nicolas Escudé, Matthieu Montcourt, Richard Gasquet, ou un certain Roger Federer avant lui. Et c'est ce qu'on retiendra évidemment dans les annales.
Mais bon, un tournoi est un tournoi, et ça fait toujours plaisir d'aller au bout de quelque compétition que ce soit, d'autant plus qu'ici il y avait quand même, consolation ou pas, du beau monde au départ et à l'arrivée.
Et puis, en enchaînant les victoires, on engrange de la confiance et de l'expérience. Expérience, notamment ici, de jouer relax, de gagner aisément son service, de se sentir pourtant très irrégulier, et de voir malgré cela des adversaires face à soi l'air tout dépité, comme désarmés au moment où on aligne les aces ou les enchaînements gagnants au filet.
On avait dit un peu plus tôt après la défaite au 2ème tour du simple contre Krawietz : "Tout est bien qui finit et finira bien".
On en a la confirmation ici. Reste maintenant à ne pas se casser une jambe en montant dans le 'courtesy bus" gracieusement mis à disposition des joueurs et de leur entourage, et qui emmenera, à 2h et 150km d'ici, tout ce beau monde disputer sur Melbourne le prochain tournoi, autrement appelé "Optus Nottinghill Junior International".
Lequel bus attend sur le parking...
Alors, on vous quitte et on vous promet la suite des aventures au prochain épisode...
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tableau final simple garçons
qualifs simple garçons
double garçons
consolante garçons
Mardi 13 janvier
Coup de blues en demi du double. Snif !
mais P2h continue de se consoler...
Il poursuit en effet son parcours en consolante après avoir proprement exécuté en demi-finale de ce tableau le croate Toni Androic (N°96), d'un impitoyable 6/1 6/1 et en 46mn, interruptions comprises.
Ce duel avait d'ailleurs le goût des représailles après la défaite subie en double, 7/6 2/6 10/3, juste 1/2h avant, par Pierre-Hugues et Henri Laaksonen contre le reste de l'équipe croate, à savoir Dino Marcan et Marin Draganja.
Et c'est le pauvre Toni qui a "dégusté" pour ses compatriotes, alors qu'a priori, après sa victoire à l'arraché du matin 6/3 4/6 10/2 contre l'allemand Sebastian Fanselow (N°163), il était plutôt chaud et en confiance, et fermement décidé sûrement, du haut de son mètre soixante, à faire valoir son tennis pétillant et inspiré, de même que son sens aigu de l'intoxe.
Mais rien n'y fit. Il eut beau faire toute sa cuisine, varier les coups et brouiller les cartes dans tous les sens, parler à son adversaire au changement de côté, invoquer une blessure à la cuisse et demander un medical break au début du second, Ügi est resté, malgré la chaleur étouffante, concentré sur son ouvrage et a continué son cavalier seul dans le tournoi, alignant les coups gagnants, avec, qui plus est, une facilité déconcertante proche de la désinvolture.
Bref, juste de quoi agacer un peu plus l'adversaire et se remettre soi-même un peu de baume au coeur pour dissiper l'amertume ressentie de s'être vu barrer un peu plus tôt le chemin de la finale du double.
Mais, il est vrai que ce matin, la donne était différente de celle d'hier. A l'inverse de la veille, c'est Henri qui cette fois-ci était plutôt mal luné. Pour preuve, il n'a pas eu dans cette demi-finale l'humeur facétieuse qui lui sied si bien habituellement.
L'explication vient aussi certainement du fait que Draganja et Marcan ont pris tout de suite dans cette partie l'ascendant, tenant d'entrée le duo franco-finlandais à la gorge et l'obligeant avec beaucoup de métier à toujours plus ou moins faire la course derrière. Deux breaks dans le 1er (même effacés à 4/4 et 5/5), un jeu décisif conclu dans la même manche sans vraiment être inquiétés, puis enfin au 3ème un super tie break survolé 10/3 : même s'ils paraissaient vraiment au-dessus par moments, et s'ils ont gagné haut la main le second 6/2, Pierre-Hugues et Henri étaient sous influence et beaucoup trop scotchés au score pour se donner dans ce match la respiration nécessaire, et mentale, et technique, et tactique, pour véritablement être capable de saisir les rènes la partie.
Draganja et Marcan rencontreront demain en finale les "inséparables", Obry et Puget, tandis que le même Obry, vainqueur ce matin en 3 sets du suédois Berta, affrontera l'italien Gaïo, tombeur de Krawietz, en finale du simple.
En consolante, P2h retrouvera un autre italien, Alessandro Colella (N°117), vainqueur de Georgoudas en demi. Rien que des noms connus tout ça et qui figurent déjà sur les listings de résultats du finaliste de demain, qui reste toujours à consoler...
Lundi 12 janvier
P2h au beau fixe, toutes voiles dehors
Il y des jours comme ça, des jours fastes, où les vents vous sont favorables et où tout semble devoir marcher comme sur des roulettes.
Et ce lundi 12 janvier fut un de ceux-là pour ce "Loy Yang Power International Junior" à Traralgon...
Pourtant, la journée s'annonçait difficile. Un quart-de-finale de double d'abord, loin d'être gagné d'avance, puis un huitième de finale en consolante du simple, pour déboucher éventuellement en fin de journée en cas de victoire sur un 3ème match, à savoir un "quart" dans ce même tableau de consolante.
En plus, notre "Ügi national" était de sale humeur ce matin au warm-up avec son pote Laaksonen. Il tirait la gueule des mauvais jours et papa Herbert, "The coach" pour les intimes, était plutôt inquiet quant à la tournure qu'allaient prendre les événements...
Mais finalement, son apprenti champion de fiston a pris sur lui, retrouvé le sourire au fil de cette petite heure d'entraînement matinale et les choses sont rentrées dans l'ordre. D'autant mieux d'ailleurs que "Laakso" semblait lui dans de bonnes dispositions...
Un peu plus tard, au commencement du double, le finlandais démarra d'ailleurs très fort et cela finit de remettre P2h sur les bons rails. La partie contre le malheureux duo "kiwi" et "springbok" tourna pour ainsi dire à la démonstration.
6/2 6/1 en à peine un peu plus de 45mn : Jordan Kelly-Houston (N°60) et Nikala Scholtz (N°22) ne purent que voir passer les obus, largement surclassés dans tous les compartiments du jeu.

Bien coordonnés les Apaches !
Une demi-heure après avoir "torché" leur double, les 2 compères étaient donc de retour sur le court pour la consolante.
Cela se passa moyennement pour Henri Laaksonen qui s'inclina au super tie-break du troisième contre l'australien Matthew Barton. Par contre, sur la lancée, la démonstration continua pour Pierre-Hugues qui enfonça encore un peu plus le clou face à Jordan Kelly-Houston 6/2 6/0, cette fois-ci en moins de 45mn.
Certes, le néo-zélandais était un peu sonné et démobilisé après sa déconvenue du double, et c'était une consolante. Mais, n'empêche, il a tout de même essayé et on ne voit pas bien finalement ce qu'il aurait pu faire devant un ouragan pareil...

Pas rassuré apparemment le kamikaze Uchiyama !
Une petite heure plus tard, Yasutaka Uchiyama (N°128) n'eut le droit lui qu'à la "queue du cyclone". Mais cela suffit quand même pour que le match, décousu, bascule en sa défaveur. Au terme d'un 6/2 6/2 un peu tiré par les cheveux, Pierre-Hugues s'imposa dans un face-à-face où, la fatigue agissant peut-être, il parla et s'écouta beaucoup.
Ce match avait pourtant le goût des retrouvailles et de la revanche si l'on se souvient de la nette défaite qu'il concéda contre le japonais en 2007 au 1er tour d'un Grade 4 en Amérique Centrale au Salvador. Mais, Ügi ne fit cette fois-ci aucun complexe contre son vainqueur d'hier, et, tout en restant très correct, "bâcla" avec une certaine astuce et comme il le fallait le match, ce qui eut le don de déstabiliser un adversaire sans doute un peu trop sérieux et tristounet.

Un peu au bout du rouleau,
le Ügi en fin de journée...
A noter que Julien Obry poursuit son parcours victorieux ici dans le grand tableau de simple, et en double aussi aux côtés de son éternel partenaire Adrien Puget. Il a écarté aujourd'hui le bombardier allemand Richard Becker (N°62) en 2 sets accrochés 7/5 7/6 et se hisse donc en demi-finale, tout comme le tombeur de Ügi, Kevin Krawietz qui est venu difficilement à bout de la tête de série N°2 et dernier gros espoir local, le "Aussie" James Duckworth (N°17).
Demain mardi, à 9h, Pierre-Hugues et Henri rencontreront en demi les croates Marin Draganja (N°11) et Dino Marcan (N°24), qui misent donc sur le double après être plutôt passés à travers en simple, éliminés qu'ils furent dès le 1er tour dans le "main draw" et la "consolation" malgré leurs respectives positions de têtes de série N°1 et 5.
Allez, on touche du bois. Pourvu que la terre ne tremble pas cette nuit à Traralgon ou que le ciel ne leur tombe sur la tête demain à nos deux tourtereaux !!!
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Lundi 12 janvier
Le tandem franco-finlandais tient le choc à Traralgon
"Laakso" et Ügi ont fait respecter ce dimanche leur statut de tête de série N°8 dans le tableau de double du "Loy Yang Power International Junior" .
Ils ont triomphé 6/2 7/6, et non sans quelques sérieuses difficultés d'ailleurs dans le second set, du duo australien composé de Marvin Barker (N°452) et de Stephen Hoh (N°99).
Les 2 "kangourous" ont en effet vendu chèrement leur peau, en servant bien, en enchaînant au filet et en volleyant avec une maestria toute australienne.
Pierre-Hugues et Henri trouveront demain sur leur route en quart-de-finale la tête de série N°7, une équipe constituée du néo-zélandais Jordan Kelly-Houston (N°60) et du sud-africain Nikala Scholtz (N°22).
Sinon, côté consolante, s'est passé pour P2h. Il a écarté 7/6 6/3, à grand renfort d'aces et de services gagnants (le reste était plus brouillon), le malaisien Los Santos (N°139) sur le score de 7/6 6/3. Et il aura rendez-vous demain après-midi pour un "remake" en simple avec un de ses adversaires en double du matin, Jordan Kelly-Houston.
Pour ce qui est de la représentation tricolore dans les grands tableaux en simple, elle se limite maintenant après l'élimination de Gianni Mina et Kristina Mladenovic, au seul Julien Obry, vainqueur en 2 sets d'un australien asiatique au nom curieusement bien alsacien, Jason-Murray Kubler.
Bon, tout va bien. C'est l'été austral, il fait 28° et l'aventure continue ici à Traralgon...
Samedi 10 janvier
Groβe Dezeption !
P2h a sombré ce matin au 2nd tour du "Loy Yang Power International Junior" contre son copain allemand Kevin Krawietz (N°65) en 2 sets secs.

6/2 et 9 points d'écart dans le 1er, 6/3 et 8 points d'écart dans le 2nd : certains vous diront que c'est beaucoup, d'autres que c'est si peu...
Affaire de point de vue sûrement. Car, qu'est-ce qui sépare vraiment une victoire d'une défaite ? Bien malin qui vous le dira.
Souvent quelques petits riens, et en tout cas beaucoup moins la plupart du temps qu'on ne l'imagine à la seule vue du score final.
Une ou deux nuances à trouver, un petit peu de chance, de clairvoyance ou d'opportunisme, 3 ou 4 points dont on inverse l'issue, fut-ce au raccroc, et c'est à chaque fois la même histoire...; ça y est, l'un ou l'autre en vient à retourner le score en sa faveur, ou tout au moins commencer de faire jeu égal pour subitement relancer la partie.
Autrement dit, Pierre-Hugues était sans doute aujourd'hui autant à 2 doigts de vaincre contre Krawietz qu'il l'était hier de perdre contre le coréen Jeong. Mais encore aurait-il fallu qu'il s'en rende compte et ne se mette pas un de ces 2 doigts dans l'oeil (ou la balle, voir ci-dessous), pour en arriver à déformer une évidente réalité, celle du match, celle des forces en présence, celle des atouts qu'il pouvait aisément faire valoir pour renverser la balance et couper l'herbe sous le pied d'un adversaire qui l'a finalement battu dans sa filière, celle de l'attaque et du jeu à la volée.

Ügi se l'est mis dans l'oeil contre l'allemand Kevin Krawietz !
Et cette défaite constitue indéniablement une grosse déception dans un tournoi où P2h avait, comme beaucoup d'autres, largement ses chances d'aller au bout.
On dit qu'en sport, il faut sortir du terrain sans rien regretter. Admettons que ce fut loin d'être le cas aujourd'hui.
Le joueur était prêt, en pleine forme, au top de ses automatismes, et pourtant le match lui est passé complètement à côté, lui filant entre les pattes comme une vulgaire savonnette.
Le mérite en revient certainement à Krawietz qui, pourtant plus lourd et sans doute moins à l'aise intrinsèquement en défense/contre-attaque, a, lui, joué méthodiquement sa partition, ne manquant jamais une occasion de voler la politesse à Ügi en jaillissant avant lui au filet.
Le jeune homme a néanmoins comme à son habitude effacé ce revers en simple par une victoire en double, avec son compère finlandais Henri Laaksonen, lui aussi éliminé ce matin en 3 sets par le français Gianni Mina. Les deux ont triomphé d'une bonne paire allemande constituée de Marko Krickovic (N°88) et Alexandros Georgoudas (N°45) sur le score (sans appel..., mais seulement en apparence) de 6/4 6/2.
Le bal continue donc demain avec le 2nd tour du double et...
la consolante du simple, occasion supplémentaire offerte aux perdants des 2 premiers tours d'affiner leur préparation en vue de l'Australian Open...
Bon, allez ! Finalement donc, tout est bien qui finit et finira bien ! La vie est belle. Le soleil brille. Obry, Mina et Mladenovic, les autres représentants du camp tricolore ont gagné (même si Puget et Herbert ont perdu), et en plus, il y a la consolante.
Ils font bien les choses ici les organisateurs, à Traralgon...
Vendredi 9 janvier
1er tour :
Ügi à la hauteur
Il honore son statut de tête de série N°12 à Traralgon en se défaisant relativement aisément 6/3 6/1 ce vendredi, vers midi (2 heures du matin le même jour en France), du coréen de 2 ans son cadet Suk-Young Jeong (N°94ITF).
C'est une bonne entrée en matière dans le tournoi, au terme d'un duel qui n'était pas forcément si évident que cela à gagner face à un joueur très rapide et qui affectionnait manifestement le jeu d'attaque tous azimuts de P2h.
Après un départ en fanfare qui se solda par un cinglant 4/0, Pierre-Hugues connut d'ailleurs dans le 1er une assez nette baisse de régime et vit son adversaire revenir à vitesse V le talonner 4/3, avant face au danger de parvenir à conclure assez habilement 6/3.
Au second, il lâcha son service d'entrée, puis débreaka dans la foulée, pour finalement, souvent contre le cours du jeu, avec l'aide notamment de nombreuses doubles fautes adverses, marquer les 5 jeux suivants et s'imposer facilement en apparence 6/1.
P2h affrontera demain samedi l'allemand Kevin Krawietz (N°65) qui a lui triomphé en 3 sets du qualifié australien Barton (N°804).
En double, il fera équipe pour la 4ème fois (après Villena, Wels et Osaka en 2008) avec le finlandais Henri Laaksonen (N°59), champion d'Europe individuel en titre chez les moins de 16 ans.
Sinon, les 3 autres français présents à Traralgon, Mina, Obry, Puget, sont également passés. Cela fait donc un 4/4 pour le clan tricolore chez les garçons. Un sans-faute dont ne peuvent pas se targuer toutes les autres nations représentées. De quoi donc réjouir le capitaine français, Olivier Ramos, tout comme le papa-coach Jean-Roch Herbert.
08/03/2009