P2h.fr : Pierre Hugues HERBERT - Apprenti champion du tennis AlsacienPartenaires Pierre Hugues HERBERT

Archive du 08/03/2009


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Open d'Australie : 1er Grand Chelem pour Ügi




Samedi 31 janvier
    Finale garçons : Yuki "croque" Freddie

L'Australian Open Junior, c'est fini ! 
Et c'est l'indien Yuki Bhambri, le favori N°1 et futur N°1 mondial, qui inscrit son nom à ce premier Grand Chelem de l'année, après avoir raflé les 2 principaux titres de la fin de saison 2008 à Osaka et à l'Orange Bowl.

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                Le N°1 mondial, Yuki Bhambri, dans ses oeuvres
                                                                    (photo source ITF)

Au terme d'un match à sens unique emporté sur le score de 6/3 6/1, il ne laisse aucune chance à l'outsider allemand Alexandros-Ferdinandos Georgoudas, qui a rencontré et dominé 2 fois en 3 sets Pierre-Hugues l'an passé, dont une fois en finale à Knokke-Zoute (G3), alors que ce dernier menait 6/3 4/1 et balle de 5/1.
"Freddie" ou "Alex" pour les intimes - c'est plus court à prononcer ! - a sans doute été impressionné de jouer devant un très large public en lever de rideau de la finale dames et dans la Rod Laver Arena, mais son histoire est éloquente. Elle prouve que chacun doit croire en ses chances et se sentir à plus ou moins brève échéance un vainqueur de Grand Chelem en puissance.

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 L'allemand Alex Georgoudas, un heureux finaliste quand même
                                                              (photo source ITF)

Jugez plutôt ! En moins de quatorze ans, alors qu'il joue sous la bannière grecque, Georgoudas figure dans les 10 meilleurs au classement Tennis Europe. Puis, progressivement, alors que c'est déjà un gaillard très costaud, il s'éclipse plus ou moins de l'avant-scène, à tel point que lorsque Pierre-Hugues le rencontre en juin dernier au 2e tour d'un Grade 1 à Offenbach près de Francfort il n'émarge qu'aux alentours de la 500e place mondiale junior ITF. 
Après avoir gagné 3 tournois européens (Almere aux Pays-Bas, Knokke en Belgique et Novi Sad en Serbie), il grimpe tout de même rapidement dans les 100 premiers à l'automne 2008.
Après avoir "zappé" la Floride, c-a-d l'Eddie Herr et l'Orange Bowl pour lesquels il était inscrit, préférant donner la réplique à l'entraînement à Nicolas Kiefer, il renoue avec la compétition en Australie,
Et ça se passe difficilement puisque dans les 2 premiers tournois, Traralgon et Nottinghill, il rend les armes à chaque fois dès le premier tour, en simple et en double...
Il n'en mène pas large quand il attaque donc l'Australian Open Junior. Il bénéficie alors d'un tirage favorable et dispose aisément de Whittington au 1er tour, une wild card australienne, avant d'affronter la tête de série N°11, la petite terreur espagnole Carlos Boluda.
Et là, l'incroyable se produit, il refait en quelque sorte, le "coup de Knokke". Mené 3/0 dans le premier set, il aligne 6 jeux de suite pour boucler la manche. Puis revient de nulle part 2h plus tard, pour l'emporter finalement à la belle 6/3 5/7 7/5 après avoir été mené 5/2 dans cet ultime set.
Voilà ! Et quelques jours plus tard, il échauffe Federer, joue sur le Margaret Court, l'Hisense et le Rod Laver. Ügi n'en revient pas !
C'est allé si vite... Mais c'est comme ça : dans un sens comme dans l'autre, on passe vite de l'ombre à la lumière...

toutes les infos sur le site de l'Australien Open
simple garçons tableau final
simple garçons qualifications
double garçons

Jeudi 29 janvier
    Extreme Heat Policy (EHP) bis

Conditions ultra-caniculaires à "Flinders Park" et sur tout le sud-est de l’Australie, où la température a notamment atteint des records dans l’enceinte bétonnée du tournoi : près de 45°.

Attente interminable ce jeudi pour les juniors garçons et filles encore en course en double dans les coulisses climatisées, vestiaires, player’s café, etc., situées sous l’un des 2 centraux de "Melbourne Park" (l'Hisense en l'occurrence).
Déception pour Kristina Mladenovic éliminée en simple par la roumaine N°2 mondiale Ana Bogdan, et interdite de jouer le double du fait de l’entorse à la cheville que s’est donnée le matin sa partenaire, l’autre Bogdan, Elena (N°4) (roumaine aussi, mais sans lien de parenté).
"Big surprise" pour Alexandros-Ferdinandos Georgoudas qui, en plus de la joie d’avoir triomphé en quart-de-finale de l’Open d’Australie du taïwanais Cheng-Peng Hsieh en jouant le 2ème et le 3ème set sur l'"Hisense Arena", a eu l’honneur dans l’après-midi après son match d’être sollicité pour servir de sparring-partner à Roger Federer,  pour son échauffement avant qu’il ne rencontre Andy Roddick en demi.


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               P2h prépare Alex (Georgoudas) pour Roger

Amertume pour Julien Obry qui, après ses succès à Traralgon et Nottinghill, espérait mieux qu’un quart de finale, aussi bien en simple qu’en double à l’Australian Open Junior, mais paye malheureusement l’addition des efforts accumulés les 3 semaines passés (25 matches) en s’inclinant aujourd’hui en simple assez nettement 6/4 6/0 contre Julen Uriguen, N°10 et tête de série 2, avant de céder en double contre le duo Bhambri/Huang, tête de série N°1.

Grand sourire en revanche malgré ce revers en double pour son inséparable alter ego, Adrien Puget, brillant vainqueur aujourd’hui en 2 sets secs de Mikhail Biryukov, et qui sera donc dans le dernier carré pour sa première participation au Grand Chelem australien, se relançant ainsi sacrément après une série de résultats solides certes, mais plutôt en demi-teinte depuis sa finale d’Essen en Allemagne au mois de juillet dernier.

Fin de parcours et pas de billet pour les demis pour le double Ügi/Kricko dominé à la régulière 6/3 6/4 par l’équipe russo-japonaise Biryukov/Uchiyama, au terme d’une partie équilibrée et de très bonne facture, émaillée de quelques occasions ratées, et malencontreusement aujourd’hui débutée et conclue avec autorité par 2 adversaires apparemment un peu trop affûtés et déterminés après leurs éliminations en simple du matin et de la veille.

Satisfaction globale donc pour Olivier Ramos, le capitaine français, qui sait d’abord que ce n’est pas fini pour Adrien… et se félicite principalement du comportement et des performances de ses poulains de l’INSEP (Obry, Puget, ainsi que Mina, rentré en France depuis son élimination en qualifs), sans ignorer bien sûr celui et celles de Pierre-Hugues, coaché lui évidemment par son père : ratio provisoire victoires/défaites pour la délégation tricolore chez les juniors garçons en Australie (P2h inclus) 45/18; ça valait quand même le voyage…


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                         Adrien Puget et son capitaine Olivier Ramos

L’aventure se termine par conséquent en Australie avec pour Pierre-Hugues un ensemble de résultats honorables, mais malheureusement insuffisants en termes de points pour permettre une montée significative au classement ITF, ce qui était, il ne faut pas s’en cacher, l’un des objectifs majeurs de la tournée.

3 victoires en simple au 1er tour dans le grand tableau, un titre en consolante, une demi-finale Grade 1 et un quart Grade A en double. En tout, 13 victoires, 6 défaites, vu la concurrence présente et les tirages au sort cotons dont a bénéficié en général P2h, il a quand même de quoi être fier…

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Le bilan est tout à fait positif du point de vue du niveau de jeu, de l'attitude, des progrès réalisés, mais le fait est aussi que tout cela n'aura permis que d'équilibrer la balance en regagnant les points nécessaires pour compenser la perte de ceux acquis l’an passé à la même époque lors de la tournée en Amérique Latine.

Retour donc au bercail demain samedi, avec, entre autres choses, une chute vertigineuse des températures en perspective au moment de mettre le pied sur le seul européen, après avoir vécu quelques jours aux antipodes dans la fournaise de l’été austral.

La transition va être difficile.


Mercredi 28 janvier
    Extreme Heat Policy (EHP)


Day off
aujourd'hui à Melbourne Park en double junior pour raison de canicule (45°).
Les organisateurs ont en effet mis en place des procédures spéciales en cas de chaleur extrême (EHP). Les matches s'arrêtent dès la fin du set en court quand la température excède 38°, et ne reprennent que quand le thermomètre redescend durablement en dessous de cette limite.
Dans la fournaise de ce mercredi 28 janvier, la plupart des simples disputés à partir de 10h du matin ont ainsi pu se terminer, mais en revanche après avoir été plusieurs fois repoussés, tous les doubles ont finalement été annulés.
Cela veut dire que la programmation est complètement bouleversée. P2h ne jouera plus demain sur le show court N°2, équivalent au court N°1 à Roland Garros, mais sur le 11, un terrain ordinaire, ce qui ne fera pas les affaires de son coach et cameraman de père qui se frottait les mains de pouvoir mettre enfin en boîte quelques bonnes images du tournoi.
Cela dit, vu que les prévisions météorologiques annoncent les mêmes températures pour les 3 jours à venir, on ne sait pas trop ce que ça va donner...
Sinon, dans ces conditions extrêmes, Adrien Puget et Kristina Mladenovic sont passé en 3 sets et Julien Obry est revenu de très loin en sauvant 2 balles de match contre le suédois Berta. Les 3 joueront donc les quarts-de-finale demain. C'est une super performance pour le camp français.
Ce report des parties de double a permis aussi à Pierre-Hugues de se faire, au frais par 28° dans la "Rod Laver Arena", qui dispose d'un toit amovible et de l'air conditionné, un petit plaisir en allant, avec des billets fournis par les organisateurs, admirer et encourager notamment Jo-Wilfried Tsonga et Gilles Simon dans leurs duels respectifs avec Verdasco et Nadal.
Ça continue d'être sympa l'Australie.

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        Dans les gradins de la "Rod Laver Arena" pour encourager Jo


Mardi 27 janvier
    Finement joué, Mr Verryth !

Dimanche et lundi, avec les victoires de Puget et Obry en simple et en double, les garçons français ont été reçus 5 sur 5 à l’examen du 1er tour. Ce mardi, pour le 2nd tour, ils n’ont pas démérité, mais devront se contenter seulement d’un 4 sur 5.


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La faute à qui ? Pas la faute à Kiki (Kristina Mladenovic), qui, elle, a gagné son simple et son double aujourd’hui chez les jeunes filles. Non, la faute à Ügi, qui concède la seule défaite tricolore de la journée en n’ayant pas réussi à torpiller le géant australien Mark Verryth.

Julien (Obry) en effet, tête de série N°5, a confirmé son succès en finale de Traralgon en gagnant de nouveau contre l’italien Frederico Gaïo, tandis qu’Adrien (Puget), tête de série N°7, a fait valoir son statut de favori sur le papier en triomphant en 3 manches d’Henri (Laaksonen), apparemment blessé, puisqu’il a ensuite déclaré forfait pour le double (ce qui ne fera pas regretter à Pierre-Hugues qu’il lui ait fait faux bond pour ce 3ème tournoi, lui préférant ici à l’Australian Open la compagnie du suédois Berta).

Bon ! Cela dit, venons-en à présent au match du "champion", qui s’incline au 2nd tour 7/6 6/4 contre Mark Verryth, (N°89), mais ancien N°23 (au 1er janvier 2008), en fait l’un des meilleurs joueurs australiens, beaucoup moins investi cependant aujourd’hui sur le circuit Junior qu’il ne l’est sur les Futures.


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                                        Mark Verryth

Que dire donc de cette défaite ? D’abord, qu’il y a des jours comme ça, une fois n’est pas coutume, où l’on fait un pronostic et où les choses se passent à peu de choses près comme on l’avait prévu (la victoire en moins peut-être !!!).

On avait en effet annoncé de la castagne et on a été servi. On avait prédit une opposition de style, des chances partagées et la réalité a aujourd’hui confirmé ces prévisions.


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              les statistiques du match


Sur le court N°7, il aurait été intéressant en tout cas de pouvoir chronométrer la vitesse du service et surtout du coup droit adverse, vu ce que P2h s’est pris dans les gencives en ce début d’après-midi…

« Pouce ! Frapper n’est pas jouer Monsieur l’arbitre ! » Ügi, vu la tête qu’il faisait sur le terrain, aurait sans doute préféré se la faire "mini-tennis dans les carrés de service" contre le kangourou maous-costaud, mais ce dernier ne l’entendait pas de cette oreille, et la fureur dans laquelle il était après Pierre-Hugues à l’issue du match, lui reprochant d’avoir demandé un "medical break" pour le déconcentrer avant son ultime jeu de service (gagné à 40/15 avec 4 coups gagnants), en dit long sur l’intensité de sa motivation.

Est-ce à dire que P2h ne pouvait pas gagner. Bien sûr que non. Il pouvait gagner aujourd’hui, et il avait surtout, au vu de ce qu’il démontre actuellement raquette en main, largement les moyens de gagner le tournoi. Seulement, il a subi dans ce match-là encore une fois la loi d’un joueur plus adulte, plus mûr que lui, à la fois moralement et physiquement, qui lui a montré que "frapper" non seulement c’est bel et bien "jouer", mais ça peut être aussi jouer "intelligemment", pour ne pas dire "finement".

Mark Verryth n’a pas le choix ; il le sait bien. Avec le gabarit et la technique qu’il a, il ne peut pas se permettre de faire de la dentelle, surtout contre des joueurs ultra-rapides comme Pierre-Hugues. Federer l’a magistralement prouvé à Del Potro hier.

Comme l’a fait le grand Roger sur le "Rod Laver Arena" en night session qui, vif comme l’éclair, a dérouillé 6/4 6/0 6/0 le grand argentin, il fallait à Pierre-Hugues attaquer le premier, prendre des risques, y aller "à fond les manettes", pour faire "sauter le verrou du jeu de Verryth". Il fallait faire systématiquement sans doute service-volée et prendre sa chance en tentant le coup gagnant à la moindre occasion. Il fallait oser du début jusqu’à la fin et ne pas montrer, par exemple, à 30/0 sur son service dans le 2ème jeu du match, après avoir fait le break d’entrée, les quelques petites hésitations fatales qui ont mis en confiance son adversaire…

N’est-ce pas Sébastien Loeb, qui avait à peu de choses près répondu, interrogé qu’il était il y a quelques années sur les risques qu’il avait pris en allant gagner toutes les dernières spéciales du Rallye de Monte-Carlo, alors qu’il disposait, 2 ou 3 jours avant la fin de la course, d’une très très confortable avance et qu’il aurait donc pu assurer : « Vous savez, quand je lève le pied, c’est là que je prends des risques, c’est là que je subis la route, c’est là que je suis en danger. Alors si je veux contrôler, faut que j’attaque, et que j’attaque encore. Et c’est ce que j’ai fait, comme d’habitude… »

Y’a de quoi en prendre de la graine… plutôt que de continuer de jouer des matches un pied sur le frein, un pied sur l’accélérateur. Et quand on est groggy à la sortie d’un très bref et violent échange, après s’être pris un ace à plus de 200km/h, ou s’être fait troué par un énième monstrueux coup droit gagnant sur la ligne, il faut savoir, à l’image des descendeurs qui visualisent le parcours avant de dévaler la pente, se programmer dans l’entrejeu pour y aller patiemment et avec conviction "tout schuss" un point de plus, sans se soucier de ce qu’il en adviendra vraiment derrière, histoire simplement de continuer de faire pression sur l’adversaire et de voir à un moment ou un autre, pourquoi pas, la réussite nous sourire.


Les 3 moments clés du match en images
     eh ! eh ! eh !   (cliquer pour agrandir)

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      Image 1     Image 2    Image 3

Alors, 6/7 4/6 contre un des favoris de l’Australian Open Junior, qui vient d’infliger le même traitement au tour précédent à la tête de série N°3, le croate Marin Draganja, le verre était-il à moitié vide, ou à moitié plein ? Eh bien, on dira qu’il était bien rempli, même si on aurait pu souhaiter qu’il le soit à ras bord…

Cette défaite en simple est honorable et logique d’une certaine manière. Elle montre les limites actuelles du jeu, et surtout du mental de Pierre-Hugues, qui doit encore s’endurcir un peu, pour être plus conquérant et capable de trouver la solution dans ce genre de confrontation, qui préfigure clairement de la férocité à venir des affrontements dans le tennis pro senior.

Le jeune homme a franchi un pas de plus et il est en pleine forme physique. Il enchaîne les matches et les entraînements à un niveau de jeu extrêmement élevé et ce, avec une aisance déconcertante.

Et puis, avec son partenaire allemand Marko Krickovic, il accède quand même, après leur victoire d’hier 6/3 6/1 contre les petits "aussies" Jack Schipanski et Luke Saville, à un quart-de-finale de Grand Chelem. Et ça se fêtera vraisemblablement en milieu d’après-midi sur le show court N°2 avec des records de température annoncés (41°) contre la paire russo-japonaise Biryukov/Uchiyama, 2 joueurs qui sont toujours en course dans le tableau de simple.

Allez, c’est pas fini. La vie continue les petits amis.


Lundi 26 janvier
    La passe de 2 pour commencer

Pour un galop d'essai, ce n'est pas loin d'être un joli coup de maître. Et c'est toujours ça de pris surtout. Deux victoires le même jour au premier tour d'un Grand Chelem, ça ne se refuse pas.

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Petit jeu : cherchez le scoop au pied de la Rod Laver Arena..., et si vous ne trouvez pas la solution, découvrez-là en cliquant sur la mini-image ci-dessous
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L'indien Sudanwa Sitaram (N°86) était pourtant motivé et il a bien résisté, mais P2h a su dans l'ensemble imposer son tennis pour l'emporter 6/3 6/4 en 1h10 de jeu. Il a fait la différence avec ses attaques de coup droit et son service, même s'il reste dans ce secteur très irrégulier (38% seulement de 1ère par exemple dans le premier set pour 100% de réussite : voir les statistiques du match sur australianopen.org).
Des hauts et des bas comme d'habitude. D'un côté, cette fois-ci, beaucoup de balles de break vendangées (2/12) avec des hésitations à enfoncer le clou sur les secondes balles adverses. Et de l'autre, d'excellents passages, avec notamment de superbes montées amorties.
Mais ce n'était pas évident, il faut bien se le dire. Pas plus en simple qu'en double, où, avec son nouveau partenaire Marko Krickovic, il triompha 3/6 6/4 10/7 et dans un scenario de match assez improbable de la tête de série N°8, l'équipe Miguel Almeida (N°48) et Karim-Mohamed Maamoun (N°31).
Car certains paramètres du match étaient plutôt déroutants pour la plupart des nouveaux venus : un arbitre de chaise, 5 juges de ligne, 6 ramasseurs; des changements de balle (6 à chaque fois) tous les 7 et 9 jeux... Ça rompait légèrement évidemment avec la routine des tournois de club en France, ou du circuit ITF Junior et des Futures.
Et quelques têtes de série, un peu perturbées peut-être dans leur rythme et leurs automatismes, n'ont pu éviter le faux-pas dès leur entrée en lice. Ce fut le cas de l'espagnol Pablo Carreno-Busta (4), du taïwanais Liang-Chi Huang (8), du sud-africain Nikala Scholtz (12) ou du croate Marin Draganja (3)...
Ce dernier ayant été justement battu par le prochain adversaire de Pierre-Hugues, à savoir le "kangourou géant" Mark Verryth, 1m97, 85kg, un joli bébé qui faisait déjà à peu près cette taille à 14 ans, quand Pierre-Hugues l'a rencontré en double à l'été 2005 à Cologne, alors qu'il évoluait justement à l'époque aux côtés de Bernard Tomic, la nouvelle coqueluche des fans de tennis australiens.
Herbert/Verryth, ça promet d'ailleurs d'être de la castagne. Le grand kangourou va sûrement enfiler ses gants de boxe et envoyer du lourd dans la raquette de l'ami P2h, qui, on peut le supposer, répliquera avec de la vitesse, de la fluidité pour exploiter l'inertie et le manque de coordination du colosse d'en face.

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                                 Ügi sous bonne escorte

En plus, le match va se dérouler à un endroit dans le stade un peu plus en vue que le court 21, sur lequel Pierre-Hugues, en plus de son simple de ce matin, a également joué le double ce lundi après-midi.
Ça se passera très exactement sur le 7, le court des "aussies juniors" et il risque d'y avoir davantage de monde et d'ambiance dans les tribunes, avec, il faut s'y attendre, un public et des supporters tout acquis à la cause de leur espoir national.
Cela ne fera que donner du piment à cet affrontement, dans une partie de tableau qui peut s'ouvrir favorablement par la suite pour le futur vainqueur.
En double, ce sera aussi du "aussie" d'ailleurs, puisque Pierre-Hugues et Marko croiseront le chemin de 2 jeunes australiens, Luke Saville (N°650) et Jack Schipanski (N°1390)
Autrement dit, espérons que Ügi a de l'appétit et la dent dure. Car demain, ce sera kangourou au menu, plat de résistance et dessert, avec, on lui souhaite, une addition qui ne soit pas trop indigeste.

Dimanche 25 janvier
    J-1 avant le grand saut dans l'inconnu...

Il ont vu de la lumière, ils sont entrés et ils sont tous là..., les spectateurs ordinaires, les touristes, les fans, les connaisseurs, les hurluberlus de tout poil avec leurs maquillages ou leurs accoutrements excentriques...
Les allées sont pleines de toute une foule bigarrée; la bière australienne coule à flot; Bartoli a terrassé Jankovic la N°1 mondiale; les 2 grandes "Arenas", l'"Hisense" et la "Rod Laver" sont remplies à craquer; ceux qui, faute de tickets, n'ont pu rentrer se sont agglutinés devant les écrans géants pour voir cet après-midi le roi Federer se sortir des griffes du grand Berdych, ou plus tard en soirée Jelena Dokic continuer de signer un come-back aussi émouvant qu'époustouflant...

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        Federer/ Berdych sur l'écran géant au pied de la "Rod Laver Arena"

Oui, c'est un Grand Chelem, dans toute sa splendeur, et le petit P2h au milieu de toute cette agitation, continue d'affûter ses armes et s'apprête à faire bientôt son entrée en scène pour apporter demain, à son humble niveau, sur le court 21 et devant quelques badauds égarés, sa toute petite pierre à l'édifice de cette immense fête organisée à la gloire du sport-spectacle.
Et le novice qu'il est en la matière a pu disposer aujourd'hui d'un jour de reconnaissance supplémentaire pour voir jouer ses copains, humer l'ambiance et tenter de trouver quelques maigres repères dans cet univers tout nouveau pour lui.
Côté entraînement, il n'a pas chômé du reste, et il a eu l'honneur d'effectuer les derniers réglages ces jours derniers avec quelques fines raquettes. Excusez du peu, Messieurs Dames : Carlos Boluda, double vainqueur des Petits As de Tarbes, et les 2 finalistes de Nottinghill Justin Eleveld et Pablo Carreno-Busta (voir photos ci-dessous en cliquant pour agrandir), entre autres partenaires de choix...

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derniers réglages avant le grand plongeon

L'adversaire de demain est un Indien. Il a pour nom Sudanwa Sitaram et pointe à la 89e place mondiale. Pas très en réussite ces derniers mois sur le circuit, il n'en restera pas moins un adversaire redoutable pour Pierre-Hugues, car, au regard des résultats qu'il obtenait il y a 6 mois ou un an, il peut très bien trouver ici à Melbourne un soudain regain de forme.
Le match se déroulera lundi en Australie aux alentours de midi, soit, vu les 10h de décalage, en plein milieu de la nuit précédente dans l'hexagone. Au petit matin, heure française, il y aura aussi le double. Pierre-Hugues sera à cette occasion associé non plus au finlandais Henri Laaksonen, mais à un partenaire inédit, dont il connaît cela dit beaucoup mieux la langue, le gaucher allemand Marko Krickovic (N°100). Et la paire affrontera le duo portugo-égyptien, tête de série N°8, formé de Miguel Almeida (N°48) et Karim-Mohamed Maamoun (N°31).
Allez mon gaillard, tu nous fais la passe de 2 !


Vendredi 23 janvier
    Bientôt les 3 coups...


Pablo Carreno-Busta est en finale du "2009 Optus Nottinghill International". Il s’est qualifié en battant aujourd’hui en 3 sets Julien Obry par un vent à décorner les boeufs, alors que de l’autre côté le néerlandais Justin Eleveld (N°66), autre bourreau de P2h en double, survole le tournoi en collant des raclées à tous ses adversaires.

Les pros, eux, en décousent à "Flinders Park" et c’est presque l’émeute en Australie depuis que le "rookie aussie" Bernard Tomic, 16 ans seulement (il est né le 21 octobre 92), déjà vainqueur l’an passé en Juniors, a passé le 1er tour du grand tableau senior. Un Bernard Tomic qui a perdu il y a quelque mois en Juniors à Roland Garros en quart-de-finale, à Wimbledon en demi, et au 1er tour à l’US Open, preuve du niveau très proche du circuit Junior par rapport au circuit senior.

Ce qui finalement ne "prouve" justement pas grand-chose d’ailleurs, car la différence en question reste bien réelle et l’écart, même minime, bien difficile à combler pour les jeunots, les apprentis, qui rêvent de devenir de vrais professionnels.

Autrement dit, pendant que Tomic fait la une des tabloïds, ses petits copains ont intérêt à garder la tête froide et à bosser dur un bout de temps encore, pour espérer eux aussi le moment venu faire le spectacle en vraies vedettes dans un de ces temples du tennis mondial.

C’est ce que fait l’ami Ügi. Après 2 jours de repos, il a repris le chemin des terrains d’entraînement, notamment ceux du "Maccabi Tennis Club", un club qui se trouve malheureusement au diable vauvert, mais qui a l’avantage de proposer des surfaces de jeu identiques à celles de l’Australian Open, car les "bébés champions" n’ont pas encore le droit de s’entraîner dans l’enceinte du grand tournoi à "Melbourne Park", les "practice courts" étant encore réservés là-bas à Messieurs les grands joueurs.

Toute la nouvelle génération aura accès au stade demain vendredi seulement. Et aux courts de l’Australian Open à partir de dimanche matin seulement, le jour-même où commencera le tableau final du tournoi Junior, les qualifications ayant lieu pour le moment à Nottinghill ce jeudi 22 janvier et demain vendredi.

À noter – « errare humanum est » – que la surface toujours aussi bleue du tournoi n’est plus, depuis 2 ans, du "rebound ace" comme affirmé auparavant mais du "plexicushion", un revêtement en dur spécifique assez voisin du précédent, mais un peu moins caoutchouteux, certains joueurs s’étant plaint à l’époque que le "rebound ace" était dangereux pour les articulations, qu’il provoquait moult blocages et donc aussi des blessures beaucoup plus fréquentes.

Bon ! En tout cas, cette surface-là, toute bleue, ça fera une expérience de plus pour le "bleu" P2h, qui trépigne d’impatience dans son box en attendant de faire son entrée dans l’arène dimanche ou lundi, pour croquer à pleines dents dans son tout premier Grand Chelem…

Non loin peut-être de Nadal, Murray, Djokovic ou Federer

Ouahouh, le veinard !

 

Dernière modification 08/03/2009

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