P2h.fr : Pierre Hugues HERBERT - Apprenti champion du tennis AlsacienPartenaires Pierre Hugues HERBERT

Archive du 08/07/2009


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2 tournois ITF pour préparer Roland Garros




Astrid Bowl Charleroi (Grade 1) 


vendredi 29 mai          
Ügi privé de dessert
Légère déconvenue pour Pierre-Hugues en demi-finale de l'"Astrid Bowl". Il s'incline en 2 sets face à un adversaire qui aura mieux su que lui résoudre l'équation tactique du jour, tout comme mieux s'adapter aux conditions de jeu plus sèches et plus venteuses de ce vendredi après-midi.
Premier constat en effet : avec une atmosphère moins humide et des balles plus légères, la donne allait être différente par rapport aux matches précédents. Il y aurait moins de contrôle, et par conséquent des fautes d'autant plus nombreuses.
Après un début de match difficile pourtant, où il arrosait à tout va, et où il lâcha assez tôt son service pour être mené 4/2 puis 5/3, Agustin Velotti, en bon argentin qu'il est, sut intelligemment en tenir compte sans doute pour retourner la situation en sa faveur dans ce premier set, avant d'installer dans le second, au nez et à la barbe de Pierre-Hugues, une outrageuse domination.
Redoutable sur sa mise en jeu, mais un peu inconsistant en retour, l'apprenti champion porta d'autant mieux son nom aujourd'hui qu'aux avant-postes il ne vit pas le danger venir. À 5/3 justement, Velotti lui colla 3 jeux blancs consécutifs, avant qu'il ne réagisse lui-même de la même manière pour égaliser à 6 partout.
Malheureusement, le coup de semonce ne fut pas suffisant. De nouveau un peu trop sûr de son fait en début de tie-break, P2h gâcha encore quelques occasions de se détacher, et ne put empêcher le N°13 mondial de conclure ce jeu décisif 7pts à 5.

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                              l'argentin Agustin Velotti
                                                                       (photo Rowland Charles Goodman )

À l'entame de la seconde manche, l'argentin brouilla habilement les cartes. Il prit des risques sans doute inhabituels pour aller battre Pierre-Hugues à son propre jeu dans une filière ultra-courte, et profita de la confusion pour lui damer le pion 4/0 en 13mn en ne lui laissant que 6 malheureux points. Joli hold-up !
Dès lors, mais un peu tard, le futur perdant sembla commencer de prendre la vraie mesure de la situation, et repartit de l'avant pour reconstruire les bases de son jeu. Cependant, cela n'empêcha pas Velotti de conserver son avantage 6/2 et de mettre un point final à ce match en 1h16mn.
Ahah !!! Tel est pris qui croyait prendre. Bien joué Agustin : finale argentine demain contre Kevin Konfederak. Ügi s'est fait avoir comme un bleu. Le métier qui rentre...
Direction "Roland" demain matin aux aurores.

le site Web de l'Astrid Bowl Charleroi


jeudi 28 mai        
Le roi du quatre-quart s'offre un(e) demi
Ça s'arrose
en effet...
Après quatre quart-de-finales consécutifs dans les 4 derniers tournois ITF joués, chacun d'un Grade de plus en plus élevé il est vrai (Florence G2, Istres G2, Beaulieu G1, Milan GA), Pierre-Hugues franchit un nouvel échelon dans sa progression en atteignant les demi-finales d'un Grade 1.
Il sera en effet demain vendredi, à 2 jours du coup d'envoi du "French Open Junior", en train de "s'entraîner"... dans le dernier carré de l'"Astrid Bowl", un tournoi mythique chez les juniors, qui en est quand même à sa 45e édition, et auquel ont participé, selon la plaquette éditée pour l'évènement, 30 des 100 meilleurs joueurs du monde actuels.
P2h a dû pour se faire écarter aujourd'hui en soirée l'américain Mitchell Frank (N°47) sur le score de 6/4 6/4.
Ce joueur, qui fut en décembre dernier finaliste de l'Orange Bowl -16, ne paye pas de mine. Il possède un tennis robotique. Il enchaîne les points de manière frénétique, ne semblant même pas prendre le temps de récupérer ou de se concentrer.
Mais, par contre, derrière, il est là, et bien là... Il joue en cadence, vous renvoie la balle comme un métronome, et soudain jaillit au filet de façon complètement fulgurante.

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                                 l'américain Mitchell Frank
                                                                     (photo Rowland Charles Goodman )

Bref, il vous impose un rythme qui n'est pas forcément le vôtre, et si vous tombez dans le panneau, si vous perdez vos propres repères, bonjour les dégâts ! Pas étonnant que le bonhomme ait ainsi récemment épinglé à son tableau de chasse des pointures comme Gianni Mina (N°14), Dennis Kudla (N°9) ou Julien Uriguen (N°7).
À voir la tête que Ügi, pourtant victorieux, faisait au sortir du terrain, on saisit tout de suite le problème. Ce gars-là vous met très mal à l'aise, il vous fait perdre votre latin...
Heureux donc que l'apprenti champion s'en soit sorti sans trop de casse. Copieusement déboussolé pourtant par moments, il a tout de même touché les dividendes de ses précédentes victoires. Et ses "automatismes de gagne", de même qu'une certaine humilité, lui ont permis de maintenir le cap et de conclure cette partie avec un assez joli métier, en faisant valoir, une fois de plus, la qualité de son jeu d'attaque.

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           Jean-Roch Herbert, le papa-coach, alias "Mr. Statistics"
                                                                                
(photo Rowland Charles Goodman )

Et, de ce point de vue, les 90% de réussite d'hier sur les 38 points qu'il a remportés au filet face à Gaëtan De Lovinfosse n'ont pas été de trop pour lui permettre de se défaire de ce Mitchell Frank, si difficile à manipuler. Pour preuve, c'est encore avec 30 coups gagnants inscrits en montant à la volée que Ügi a fait la différence.
Le dernier représentant français dans le tournoi rencontrera demain à partir de 17h pour une place samedi en finale l'argentin Agustin Velotti, N°13 mondial.

 
mercredi 27 mai       
Pas de quartier !
N'a-t-on
pas certaines fois entendu dire par l'un ou l'autre éminent observateur placé au bord du court que le jeune Pierre-Hugues Herbert était un peu trop gentil sur un terrain, pas assez agressif, qu'il faudrait qu'il serre davantage le poing ou montre un peu plus les dents à l'adresse de son adversaire pour devenir vraiment efficace...
Il est vrai que le garçon n'est pas toujours très démonstratif de ce côté-là.   
Mais aujourd'hui, sans trop y laisser paraître comme à son habitude, il faut bien admettre qu'il a été vraiment intraitable à l'égard de son infortuné pote Gaëtan De Lovinfosse, un adversaire qu'il n'a eu aucun scrupule à renvoyer aux vestiaires en 1h28 de jeu, le privant ainsi d'une ô combien providentielle place de special exempt dans le grand tableau à Roland Garros.
Féroce ! Et pourtant, le belge n'a sans doute rien à se reprocher sur cette confrontation. Il était remonté comme une pendule à l'entame du match et démarra sur une base extrêmement élevée, nullement impressionné en apparence par l'enjeu considérable pour lui de ce huitième-de-finale.

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                                                               (photo Rowland Charles Goodman )

6 points gagnants à 2 dans les 3 premiers jeux; une balle de break à 1/0 pour lui; un ratio de 16 pts à 10 en sa faveur en virant au changement de côté à 3/2 : Gaëtan n'avait pas l'humeur à rire et Ügi a eu fort à faire lors du premier quart d'heure...
Heureux qu'il ait pu profité de la surprise créée par ses 2 retours gagnants consécutifs à 3 partout 30/0 service adverse pour breaker dans la foulée 2 points après, et qu'il ait ensuite su conserver crânement son service, malgré les assauts répétés de son opposant, pour boucler un peu plus tard la manche 6/4.
Un jeu très disputé encore à l'amorce du second set. Plus de 12mn de combat acharné avec une cinquantaine de frappes dans des rallyes de fond de court pour finalement ravir d'entrée le service adverse à la 6e balle de break, et commencer dès lors à dérouler de façon magistrale pour s'imposer 6/1 avec, cette fois-ci, un ratio favorable de 16 winners à 5 à son actif.
Pierre-Hugues a gagné le droit de rencontrer demain jeudi, en 5e rotation à partir de 10h30, c-à-d grosso modo vers les 17h, l'américain Mitchell Frank (N°47), tombeur aujourd'hui "à l'arrache" 7/5 à la belle de la tête de série 3, le guatémaltèque Julien Uriguen, N°6 mondial.
L'entraînement pour Roland continue à Charleroi...


mardi 26 mai      
Grosse perf pour Ügi à Charleroi
À défaut
d'affronter le tout nouveau N°11 mondial, à savoir l'argentin Facundo ArguelloP2h s'est rabattu cet après-midi sur le N°11 de la semaine dernière, l'américain Tennys Sandgren.

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                       Vue plongeante sur le match P2h/Bencke 

Le premier nommé était souffrant en effet, 2 jours après avoir remporté à Milan le "Trofeo Bonfiglio". Il s'est fait porter pâle, et c'est donc le second nommé qu'a affronté Pierre-Hugues, non sans que ce dernier ait dû au préalable écarter 6/3 6/2 le brésilien Eduardo Bencke, le seul joueur à avoir eu le courage de se réveiller en ce mardi matin maussade et pluvieux pour venir apposer son nom et sa signature sur la liste des lucky losers, et remplacer au pied levé l'adversaire initial défaillant. 
Et l'apprenti champion a eu raison en 2 sets, 6/4 7/6, du récent finaliste de la "Copa Gerdau", le Grade A qui clôture au Brésil la longue tournée sud-américaine du COSAT.

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                             Sandgren à la peine contre Ügi

Le succès est mérité. Dans cette partie, Ügi aura rendu fou son adversaire en multipliant notamment les amorties, et il s'impose avec brio malgré quelques nouvelles remises en selle, qu'il faudrait encore à l'avenir gommer s'il veut savoir être véritablement expéditif.
Demain mercredi, P2h retrouvera en face de lui un vieux copain, le belge Gaëtan De Lovinfosse, pour un duel à gros enjeu pour ce dernier, puisque le 74e joueur mondial, vainqueur aujourd'hui de Berta en 3 sets, espère en cas de victoire, en se qualifiant pour les 1/4, pouvoir bénéficier d'une des 2 places de "special exempt" encore disponibles pour accéder in extremis au tableau final de Roland Garros.
Aie ! Aie ! Aie ! La nuit risque d'être agitée côté bruxellois.



lundi 25 mai     
Tableau coton pour un dernier galop d'essai avant Roland

Après un sign-in effectué sur place en Belgique samedi plutôt que dimanche, afin de se libérer pour être fidèle au poste et assurer à Issy-les-Moulineaux auprès de ses acolytes du TCS la montée de l'équipe 1 masculine en N2, Pierre-Hugues est maintenant à pied d'oeuvre à Charleroi, pour ce tournoi Grade 1 qui sert, pour la troupe des meilleurs -18 mondiaux, de dernière répétition générale avant Roland Garros.
Le tirage du tableau semble a priori ne pas être très favorable. P2h hérite au 1er tour du tout tout frais vainqueur du "Trofeo Bonfiglio", l'argentin Facundo Arguello (N°51 pour l'instant, mais futur TOP 15), et s'il passe de la tête de série N°7 l'américain Tennys Sandgren (N°11). Mais, ça n'est pas plus mal. Cela constituera dans tous les cas un ou plusieurs match(es)-test(s) avec les balles de RG, les "Dunlop French Open", contre de très bons spécialistes de terre battue.


Trofeo Bonfiglio Milan (Grade A)



samedi 23
mai    
Ügi un peu court dans ce quart !
Et retour illico sur Strasbourg...

On the road again...

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Une défaite serrée en 2 tie-breaks contre le brésilien Guilherme Clezar et, un coup de St Gotthard et 450 bornes plus loin, une étape à Strasbourg...  Une machine à laver qui tourne tard dans la nuit... Une courte nuit de sommeil... Du linge qu'on plie, des sacs qu'on boucle au petit matin le lendemain samedi...
Et hop !  Le moteur de la vieille Volvo qui s'allume... Cap sur le prochain tournoi à 450 autres kilomètres de là : Charleroi (Grade 1) pour aller signer (il faut être physiquement présent pour le faire sur les lieux auprès du juge-arbitre selon le règlement ITF Junior au plus tard 16h le dimanche si l'on veut jouer le lundi dans le tableau), avant de tracer sur Paris pour aller accomplir son "devoir dominical" auprès des coéquipiers du TCS, afin d'assurer le lendemain la montée en N2 à Issy-les-Moulineaux, pour la 4e rencontre de Championnat de France, non sans avoir au préalable bien sûr fait un crochet, ce même samedi 23 mai vers les 15h, au TC Boulogne-Billancourt, pour honorer de sa présence une manifestation de "public relations" organisée par son sponsor Tecnifibre juste avant Roland Garros, avec la présence notable de Fernando Verdasco et Marcos Baghdatis.
La routine quoi !

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 une rencontre Tecnifibre avec Marcos au TCBB Longchamp, ça décoiffe...!!!

Finalement, dans tout ça, la défaite le vendredi en quart-de-finale d'un des 9 plus gros tournois juniors du globe n'a peut-être qu'un caractère anecdotique.
Il y avait pourtant la place pour le cinquantenaire des "Internazionali d'Italia Juniores", un Grade A, gagné il y a quelques années par Ivan Lendl, Guy Forget, Jim Courier, Goran Ivanisevic, Eivgeny Kafelnikov, Guillermo Coria, etc.
Quand on songe que sur un total de 64 participants du meilleur niveau mondial, approximativement celui qu'on retrouvera dans 2 semaines à Roland Garros pour le "French Open Junior", 56 étaient déjà passés à la trappe, avaient auparavant mordu la poussière ocre du TC Milano Bonacossa, on pèse la valeur de la performance accomplie par P2h.
Eh oui ! Il figurait en simple, comme lors des 3 ITF précédents, Florence, Istres et Beaulieu, parmi les 8 derniers rescapés du tournoi et possédait de réelles chances de s'imposer, avec à la clef une possible présence la semaine qui suivrait à la publication du classement dans le TOP 10 mondial.
De quoi vous donner le tournis...
Un tournis que donnèrent surtout les 2 protagonistes au nombreux public de connaisseurs présent, dans un match de toute beauté, riche en rebondissements, deux heures durant.
Car nos deux amis, Pierre-Hugues et Guilherme Clezar, gérèrent parfaitement la pression. Ils se livrèrent sans retenue, le brésilien, 47e joueur mondial, surtout, à grand renfort de coup droits supersoniques.

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                     le brésilien Guilherme Clezar

Un regret pour Ügi ? Ne pas avoir joué très juste tactiquement...??? Ne pas avoir pris assez de risques...??? Ne pas avoir vraiment trouvé la faille dans le jeu adverse...??? Rien que des détails, des éléments, des points à perfectionner très habituels, dans une impression d'ensemble néanmoins très positive.
Le sentiment diffus notamment que, vu les hésitations du jeune homme, ces inévitables bévues, cette espèce d'enfantine inconscience qui l'habite encore, et cette défaite concédée de si peu malgré tous les points allègrement vendangés tout au long du match, l'étendue des progrès possibles reste considérable.
Demain sera un autre jour.

le tableau de simple du Trofeo Bonfiglio
le tableau de double  du Trofeo Bonfiglio
le site Web du tournoi
 


jeudi 21
mai   
7/5 6/3 pour une place en 1/4 d'un Grade A

Difficile de faire disjoncter Mr 100.000 volts.
Renzo Olivo, l'adversaire du jour était surmotivé et il a mené la vie dure tout au long d'un huitième de finale très viril à un P2h un peu émoussé par ses efforts de la veille.
Le 92 argentin, un poids plume N°75 mondial et pensionnaire depuis 4 ou 5 ans de l'Académie Mouratoglou, a servi le plomb dès les premiers jeux, et dans l'échange il est rentré dedans "comme en quatorze".
Les obus pleuvaient. Côté Ügi, au commencement, la niac n'était pas trop au rendez-vous, on était un peu trop en contrôle, mais le dernier représentant tricolore encore en course dans le tournoi, après l'élimination de Gianni Mina hier, a tenu bon. Avec des automatismes bien en place, dont le bénéfice fut chèrement acquis hier, il a su écarter sur son service les 2 ou 3 balles de break que s'est vaillamment procuré son concurrent à 0/0 et 1 partout.
Et, petit à petit, un à un, tous les éléments de son jeu ont fini par se mettre en place, pour réussir à dérouler avec beaucoup d'intensité et de pureté son tennis sur les derniers jeux du match.
Et il fallait au moins ça, tant Renzo a refusé de subir sa loi et a cru en ses chances jusqu'au bout. La première manche fut conquise de haute lutte en 56 minutes. Un tout petit break pour coiffer avec astuce le jeune argentin sur le poteau 7/5.
Puis ce fut le clou qu'on enfonce en signant derrière un jeu blanc sur son service, avant de ravir dans la foulée celui de l'adversaire pour mener 2/0. S'ensuivit le "relâchement syndical" qui permit à Olivo de recoller au score à 2 partout, avant que Pierre-Hugues ne remette un irrésistible coup d'accélérateur pour s'envoler en 46mn vers une victoire nette et sans bavures dans ce second acte : 6/3 avec, pour conclure un nouveau jeu blanc, et 3 points gagnants, dont 2 services-volées, et ce malgré la résistance héroïque de l'argentin.

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"Ouf ! Il m'a fait très peur au début.", nous confia Ügi, exténué, après le match.  "Je me suis raccroché à mon service pour maintenir le bateau à flot. Je peux m'estimer heureux d'avoir réussi un hold-up en lui chipant son service in extremis en fin de 1er set. Après, j'ai pu un peu plus respirer pour finalement dérouler une très belle qualité de tennis sur la fin. Mais, ça a été très dur, il était super présent et je me sens vidé. C'était particulièrement intense et éprouvant ce match dans la chaleur moite d'aujourd'hui." (il fait plus de 30° en ce moment à Milan).
En double, du reste, l'impression de fatigue laissée après le simple, s'est confirmée. Pierre-Hugues, comme "Stan", alias Stanislav Poplavskyy, qui sort lui, pire encore, de 3 victoires en simple sur la longueur des 3 sets, a semblé vraiment tirer la langue, dans le quart-de-finale qui a suivi. Et la paire franco-ukrainienne s'est logiquement inclinée 3/6 6/3 10/7 contre le tandem nippon Ehara/Sekiguchi, même si le score accroché peut laisser croire que les 2 garçons eurent, il est vrai, leur chance. Mais le coeur, le "peps", l'envie d'aller de l'avant, n'y étaient plus. L'équipe a vécu sur ses réserves, voyant inexorablement au fil du match s'étioler la confiance accumulée lors de ses précédents succès.
C'est bon de redescendre sur terre après les deux doubles de rêves joués hier. Demain, Pierre-Hugues affrontera en 1/4 le brésilien Guilherme Clezar (N°47), avec - qui sait ? - l'espoir de s'imposer, pour retrouver justement peut-être en demi "Stan", si lui s'impose aussi aux dépens de l'argentin Arguello (N°48).
Et continuer d'écrire une belle histoire...

mercredi 20
mai  
Voyage
au bout d'un match...
et d'une journée ordinaires...

Avec tout d'abord en guise de hors d'oeuvre et de plat de résistance, une victoire à l'arraché 4/6 7/6 6/4, sur la distance des 3 sets, et en plus de 3h30 de jeu, contre le biélorusse Pavel Filin.
Et, comme dessert, une séance de récup', pour ne pas dire un moment de récréation en double, pour assurer le coup en signant 2 succès consécutifs, et s'ouvrir donc dans les 2 tableaux la porte du 3e tour, synonyme déjà, pour l'actuel 49e junior mondial, d'une petite avancée au classement ITF.
Mais revenons sur les événements de la journée, et en premier lieu sur la victoire acquise en simple aux dépens de Filin.  


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                                  Le biélorusse Pavel Filin

Pourquoi l'on gagne ? Pourquoi l'on perd ? Grande question. On tente de se l'expliquer souvent. Et l'on croit fréquemment détenir la réponse. Ça rassure...
Cependant il faut bien admettre que beaucoup de choses dans l'alchimie d'un match échappent à notre entendement et rendent donc son issue bien difficile à contrôler.
Le duel à suspense d'aujourd'hui en confirme la règle.
Pierre-Hugues, vainqueur au 1er tour de Filin à Beaulieu il y a un mois (voir plus bas), était sorti du court ce jour-là sans trop savoir pourquoi il l'avait emporté. Il avait en effet "collé" 6/2 à la belle au biélorusse en jouant presque au ralenti, "en marchant", alors même qu'il avait été largement dominé dans le second. Il s'était étonné notamment de voir le N°1 moins de 16 Tennis Europe 2008 saisi de crampes en fin de match, dans une partie qui avait duré moins de 2h...
Une analyse rapide, sinon sommaire, de la situation et des données de l'affrontement à Beaulieu aurait pu donc donner P2h largement favori à Milan, le match se jouant en effet avec les mêmes balles Babolat et sur un terrain, ainsi que dans des conditions de chaleur, rendant cette fois-ci le jeu beaucoup plus rapide.
Mais rien ne se passa comme on aurait pu le prévoir. Le prétendu favori pourtant jouait plutôt mieux en apparence que lors de leur précédente opposition. Seulement, contre toute attente, c'est l'outsider qui sembla petit à petit de plus en plus merveilleusement à l'aise, en dépit des coups d'éclat (gagnants) répétés de notre "Ügi national" en début de match.
Bilan : très vite le match partit "en live". Une fois gaspillées, par excès de précipitation, 2 balles de break à 2/2, Pierre-Hugues entra dans un "no man's land techique et tactique".
Tout ne fut plus que douce imperfection, sensations fuyantes, long marathon, attente interminable, lente et patiente errance pour trouver la porte d'entrée dans le système de jeu adverse, une porte d'entrée qui ne fut jamais réellement trouvée, et qui rendit donc l'incertitude présente jusqu'à l'ultime seconde.

1er set : 3/2 Filin, puis 2 breaks/débreaks consécutifs pour lâcher finalement son service dans le dernier jeu, et laisser le 119e mondial boucler la manche 6/4.
2e set : un break derrière à 4/2, et 4 partout un peu plus tard, pour faire place à une fin de set au couteau, conclue 7/6 et 7/5 au jeu décisif par Ügi, juste histoire de s'offrir le droit de tester, après 2h20 de jeu déjà, ses propres qualités d'endurance et celles de l'adversaire...
Un adversaire qu'on présentait dans les coulisses comme peu résistant... N'oublions pas qu'il avait tiré la patte à Beaulieu après moins de 2h de jeu...
Mais un adversaire qui, après avoir quelque peu marqué le pas dans le 2ème, trouva un second souffle pour entamer le 3ème par un break (aussitôt annulé !), et rester menaçant jusqu'à revenir de 2/5 à 4/5 son service, et balle de 5 partout, dans le bout du bout de ce mano a mano palpitant.
Qu'y comprendre ? Et quel est le plus important ? Cette victoire ? Ou les 2 promenades de santé qui ont suivi, aux côtés de Stanislav Poplavskyy, le pote ukrainien avec lequel P2h avait atteint les "demis" de l'Orange Bowl Junior en décembre dernier ?

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                               Pierre-Hugues et Stanislav

Jugez plutôt ! Les 2 compères se sont croqué, comme dessert pour commencer, sur le coup de 14h, 6/2 6/1, le duo lituanien Pinko/Sakinis, et vers les 17h pour leur quatre-heure, sur le score de 6/4 6/1, rien moins que les récents lauréats de l'Australian Open, la paire de malicieux lutins asiatiques Alcantara/Hsieh, un Hsieh, rappelons-le, qui n'est autre, dans la discipline, excusez du peu, que triple vainqueur en Grand Chelem lors de la saison 2008, avec son compatriote taïwanais Tsung-Hua Yang, N°1 mondial  junior à la fin de la même saison.
Bof ! Ügi carbure à l'ordinaire...


mardi 19
mai
Un tête de moins...

Une tête de moins sous la toise... et dans le tableau...
Exit la tête de série N°12...

 
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Le suédois Daniel Berta rendait quelques 15 bons centimètres à son adversaire, et il est passé logiquement à la trappe face à un Pierre-Hugues très motivé, et qui s’est comporté en patron sur le court pour obtenir une victoire méritée sur le score de 6/4 6/3, après avoir mené de bout en bout les débats, tout au moins au tableau de marque.

Et pourtant le N°23 mondial, avec son physique à la Jo Dalton, son tempérament explosif et ses (six) coups dégainés à la vitesse de l’éclair, n’a pas été sans poser beaucoup de problèmes à un P2h très souvent acculé dans les cordes par la violence du jeu de fond de court de son opposant. Mais l'apprenti champion a montré avec une belle autorité qu'il avait plus d'un tour dans son sac. Il a su quand ça n'allait pas, tantôt varier le jeu, tantôt faire le dos rond, pour faire finalement valoir le caractère élastique de son jeu de défense; résister, encaisser, et souvent renverser la vapeur dans l’échange afin de jaillir à son tour comme à son habitude subitement à l'assaut du filet.

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Disputé sur le central du TC Milano Bonacossa, ce match du 1er tour aura en tout cas tenu toutes ses promesses face au N°1 junior suédois, un joueur bien connu du tandem Herbert père et fils, puisque maintes et maintes fois croisé et observé sur les tournois depuis début 2007, année où, en novembre, Pierre-Hugues s'inclina d'ailleurs contre lui en 3 sets à Bangkok en Thaïlande.
Demain mercredi, "en seizièmes", Ügi retrouvera un heureux lucky loser, le biélorusse Pavel Filin (N°119), vainqueur de l'italien Francesco Picco (N°119), pour un remake de leur tout récent affrontement, il y a un mois à peine, lors du 1er tour à Beaulieu (voir plus bas dans cette même rubrique).


lundi 18 mai
Entrée en lice mardi

Arrivé dimanche soir à une heure assez avancée (22h30), en provenance de Strasbourg et de sa rencontre de N3 avec ses copains du TCS, Pierre-Hugues disposera de quelques heures de repos et d'entraînement supplémentaires avant de se jeter mardi dans le grand bain de ces "50e Internationaux d'Italie Juniors", un tournoi Grade A, qui réunit comme chaque année le gratin des meilleurs juniors mondiaux, venus des 5 continents pour parfaire notamment leur préparation sur la terre ocre avant Roland Garros.
Avec Gianni Mina, vainqueur aujourd'hui 6/2 7/5 de l'italien Alessandro Colella, et après le forfait d'Adrien Puget, blessé à la cuisse, P2h sera l'un des 2 seuls joueurs à défendre les couleurs françaises, garçons et filles confondus, ici au "TC Alberto Bonacossa", un club milanais très traditionnel et très select, rempli de bridgeurs et qui aurait presque des allures de "Petit Trianon"...
En tout cas, il affrontera demain dès 9h le suédois Daniel Berta, N°23 ITF et tête de série N°12, dans une partie de tableau a priori plutôt favorable sur le papier.
En sachant qu'à ce niveau, il n'y a que de sérieux clients, c'est-à-dire aucun match facile à jouer ou gagné d'avance. Huang, Schulz, Carreno-Busta, De Greef, Alcantara, Uriguen et Horansky, les 7 "têtes" éliminées aujourd'hui vous le confirmeront..

Dernière modification 08/07/2009

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