P2h.fr : Pierre Hugues HERBERT - Apprenti champion du tennis AlsacienPartenaires Pierre Hugues HERBERT

Archive du 31/10/2010


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Future de Nevers


Open de la Nièvre
15 000 $+H
du 2 au 10 octobre


mercredi 6 octobre
Fourré aux pruneaux

"J'avais dans l'intention d'être très percutant sur ce match. Pour ne pas laisser jouer Pierre-Hugues, mais aussi pour abréger les échanges, et donc le match par la même occasion. C'est en tout cas la leçon que j'ai tirée de quelques uns de mes matches précédents, que j'ai perdus au terme de longs marathons, faute peut-être de ne pas avoir été assez agressif, de ne pas avoir systématiquement pris ma chance."
"Je suis donc rentré dedans dès le début, en frappant fort et en suivant dès que possible au filet, de préférence sur le revers de Pierre-Hugues. Et comme ça a tout de suite commencé de porter ses fruits au score, ça ma encouragé à continuer de bout en bout dans cette voie, et ce malgré la résistance de P2h qui m'a tout de même impressionné au service et en contre."
Telle est l'analyse, lucide, de Kenny De Schepper au sortir de son 2nd tour tableau final victorieux face à Pierre-Hugues ce mercredi à l'Open de Nevers.

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     Kenny De Schepper récent finaliste du Critérium à Roland Garros
                                                           
(source site Web FFT)

On notera d'ailleurs, comme ne l'indique pas forcément la marque finale au tableau d'affichage, que c'est d'une très courte tête qu'il s'impose. 6/4 6/4 avec un tout petit point de plus dans le premier, et 2 seulement en sus dans le second... C'est dire que l'écart était infime entre les 2 joueurs et que le résultat n'aura tenu qu'à un fil, Pierre-Hugues, impérial au service durant la grande majorité des débats, payant au prix fort, par 2 breaks très sévères - normal qu'on paye cher contre De Schepper ! - ses 2 seules petites baisses de régime du match. Pensez ! Le récent finaliste du Critérium, excepté lors de ses 2 breaks, "extirpés" avec autorité à 30/40, avec notamment 2 magnifiques retours de service suivis au filet, n'aura réussi sur les 8 jeux restants qu'à remporter 5 points sur sa relance...
22 aces ou services gagnants à 19 pour P2h au terme de l'affrontement... 2 balles de break sur 4 converties côté De Schepper (pour mener 3/1 au 1er, puis 2/1 au second), contre 0 sur 4 pour l'apprenti champion (qui a laissé passer un petit avantage dehors à 3/4 au 1er, et un gros 0/40 à 2/3 au second)... Et surtout, pour le vainqueur, 30% des points terminés à la volée (dont 44% dans le 1er set, au 2e il commençait un peu à fatiguer) avec un pourcentage de réussite de 58% sur l'ensemble de la partie, 20% d'attaques et 68% de réussite sur celles-ci pour le perdant... Les chiffres ne mentent pas...
Il est clair que, si le bordelais s'en est sorti au final, c'est qu'il a su, du haut de ses 2m02, être plus pressant et plus présent dans ce bras de fer, imposant ici d'un rien sa masse physique, son sang-froid et sa grande détermination du jour face à un P2h encore un tantinet timide ou impressionnable dans certains passages clés du match.
Ceci étant, même si l'issue du tournoi fut assez cruelle pour lui, Pierre-Hugues n'a pas à rougir de cette défaite, de ce "revers à Nevers". Ce dernier duel fut en effet de toute beauté. Et le 907e mondial a pu une nouvelle fois y faire étalage, en 1h17, de ses progrès actuels après trois superbes victoires remportées sans perdre un set, ... et en un temps record ! Au total 3h47 seulement d'effort sur le Greenset râpeux du tout nouveau Centre Départemental de Tennis de la Nièvre pour venir à bout successivement de Kevin Botti (-30), Antoine Escoffier (-15) et Vladzimir Ignatik (N°180 ATP).
Sinon, petite pirouette, petite boutade maintenant pour expliquer le titre ci-dessus "Fourré aux pruneaux". L'ironie du sort a voulu en effet, qu'après ce résultat dur à avaler, après avoir notamment essuyé la puissance de feu du géant d'en face combinée à son petit hold-up dans chaque set, Pierre-Hugues a trouvé au menu dans son assiette, pour déjeuner, du rôti de porc fourré aux pruneaux... Histoire d'un peu mieux retourner, avant qu'il ne reprenne amèrement la route pour Strasbourg, le couteau dans la plaie, lui qui, sur le court, un peu plus tôt, venait justement - clin d'oeil amusé..., n'y voyez donc aucune connotation salace même si l'expression est un peu ambiguë - de se faire "fourrer aux pruneaux" par le grand De Schepper...

le tableau final en simple
le tableau des qualifications
le site Web du tournoi
CDTNtv : le blog dédié aux vidéos du tournoi


lundi 4 octobre
La botte de Nevers pour faire chuter Ignatik 

"Si tu ne vas pas à Lagardère, c'est Lagardère qui ira à toi."
S'exprime ici non pas le mécène parisien, mais le héros du film de cape et d'épée incarné sur le grand écran par Jean Marais dans les années 60 (cf. "Le Bossu").
Après avoir fait mordre la poussière en qualifs à Kevin Botti et Antoine Escoffier, Pierre-Hugues a porté hier le coup fatal sur le Greenset flambant neuf du court N°1 à la tête de série N°2 du tableau, le biélorusse Vladzimir Ignatik, N°180 mondial. Cet ex-N°2 mondial (et même N°1 en mai 2007), vainqueur de Roland Garros en juin de la même année, le tout en junior bien sûr, et actuel joueur de Coupe Davis pour son pays, a raté son entrée dans le tournoi. Défait 6/3 6/3 en 1h23 par un Ügi "pur jus", qui fut loin d'être exceptionnel, mais peut-être juste un peu plus réaliste que certaines autres fois, il rentrera chez lui plus tôt que prévu, avant de retourner tenter sa chance sur le circuit ou bien aller s'entraîner en Italie, là où se trouve sa base de repli.

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                                                             (photo source Internet)

Résumé du match: Départ sur les chapeaux de roue du biélorusse. Remonté à bloc, il entend bien dès l'entame du match étouffer l'opposition par sa puissance et son abattage physique. Mais rien ne se passe selon ses plans. Plus il est percutant, plus il se fait contrer. Moins il appuie sur le champignon, moins ses coups avancent, moins il a l'avantage, plus il engrange les points...!!! Bilan bientôt 3/0 pour P2h, et 3/2 suite à quelques "cadeaux" de l'apprenti champion. Puis re-break 4/2, alors qu'Ignatik croit pouvoir s'installer dans la partie. Ni l'un ni l'autre ne saura vraiment sur quel pied danser tout au long de ce match, à la merci qu'ils seront des fluctuations de concentration de l'un des deux, l'outsider. Et 4 breaks et 2 débreaks plus tard, c'est justement l'outsider qui l'emportera au final assez logiquement en sachant être plus adaptatif, ou tout simplement en parvenant à faire la différence en haussant le niveau de son jeu quand il le fallait.
Mercredi, Pierre-Hugues affrontera au 2e tour du tableau final le tout récent finaliste du Critérium de France 2nde série, le bordelais Kenny De Schepper (N°566). Face à ce très grand gabarit, qui sait imposer sa masse physique et ses frappes granitiques, il lui faudra résoudre une nouvelle équation. À lui d'affûter ses armes et de réviser d'ici là tous ses théorèmes, pour mieux faire valoir sur le terrain sa science du tennis.
Nouvelle passe d'armes donc en perspective. Ça va ferrailler dur ! En espérant que notre Chevalier de Lagardère à nous réussisse la passe de quatre et terrasse une nouvelle fois le Gonzague d'en face en utilisant au bon moment sa désormais fameuse botte de Nevers.


dimanche 3 octobre
Partie de poker menteur

S'échauffer sans bouger. Donner l'impression de jouer... sans jouer... Simuler peut-être une blessure ? Appeler le kiné à 3/2 dans le 1er pour se faire soigner le dos. Créer un climat mi-figue mi-raisin. Tenter des coups parfois un peu en dépit du bon sens. Bazarder ici un point, puis prendre sur cet autre-là crânement sa chance... Etc., etc.

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                          (Future Sarreguemines - photo Laetitia Farza)

Antoine Escoffier
(N°1385) avait aujourd'hui, toutes proportions gardées eu égard à la nature de leur jeu et leur niveau respectifs, des allures de Novak Djokovic.
Bizarre ! Comme s'il ne voyait pas d'autre issue pour vaincre face à Pierre-Hugues, il a choisi aujourd'hui de jouer face à Pierre-Hugues une sorte de partie de poker menteur, alors que pourtant, cette fois-ci, les conditions de jeu étaient sans doute là pour l'avantager.
Défait 6/2 6/2 cet hiver en mars à Lille au dernier tour des qualifs du Future 15000 $ organisé dans la capitale nordiste, le finaliste 2009 des Championnats de France 17-18 ans, apparemment gêné à la base dans son tennis par le style délié de "Ügi l'anguille", peut avoir échafaudé ce plan quelque peu machiavélique pour déstabiliser un adversaire dont le jeu cristallin se brise parfois, il est vrai, au contact d'un environnement rude, hostile, débridé, générateur d'un flot de mauvaises vibrations.
Sur la résine très abrasive des quatre courts du tout nouveau "Centre de tennis départemental" qui sera inauguré le 9 octobre prochain par Jean Gachassin, le provençal avait sans doute les moyens de réciter avec bonheur sa partition habituelle, tout en contraste, associant frappes lourdes, grosses 1ères balles, avec toutes sortes d'enchaînements plus subtils, genre amortis, contre-temps, petites volées venimeuses jouées en déviation. D'autant que les balles Wilson, plutôt lentes, utilisées pour ce tournoi, comme à Mulhouse et Sarreguemines, optimisaient l'usage de sa Babolat Pure Drive, une raquette qui "booste" votre puissance sans trop de perte de contrôle dans ces circonstances-là.


samedi 2 octobre
P2h assure en défense contre-attaque face à Botti


Mais qu'est-ce qu'il avait mangé l'ami Botti ? 31% d'attaques au filet dans le 1er set, puis même 36% dans la seconde de la part du savoyard (il évolue aujourd'hui à Annecy, après avoir fait ses classes à Chambery), ce sont des statistiques qui paraissent inhabituelles eu égard surtout aux tendances du tennis actuel.
L'ex N°898, actuellement pour peu de temps sans doute non classé à l'ATP, a joué les kamikazes. Il s'est rué au filet davantage que Pierre-Hugues, mais il y a eu en revanche moins de réussite que lui : 41% de points conclus à la volée (ou en y montant) contre 68% au futur vainqueur.
N'empêche que, du coup, le plat du jour était savoureux. Cela fait longtemps que l'on n'avait pas vu Ügi s'employer pareillement en passing et en lob, lui qui fait plutôt en sorte que ça soit l'adversaire qui s'y colle...
En plus, P2h a pu constater aux dépens de son agresseur qu'il n'est pas facile de jouer vers l'avant et d'y varier sans cesse les enchaînements : retour-volée, montée amortie, contre-temps, etc.
Question de niveau d'activation. Kevin Botti a cherché sans cesse la rupture, mais avec moins de self-control qu'un Clément Reix à Mulhouse par exemple.
Et l'addition parle d'elle même. Confondant souvent vitesse et précipitation, sur-vitaminé dans son jeu de jambes, l'ancien N°10 mondial junior a dû s'incliner sèchement 6/3 6/2, alternant le meilleur et le pire face à un Pierre-Hugues un peu plus maître de son jeu, bien que copieusement ballotté par les vagues d'assaut à répétition de l'Annecéen.
  Dernière modification 31/10/2010

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