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Challenger d'Aix-la-Chapelle
"Lambertz Open"
Aachen - 42 500 €+H
du 6 au 14 novembre
jeudi 11 novembre
P2h double la mise
15h30 - Message d'un proche sur le portable de papa Jean-Roch : «À 10s d'intervalle, victoire de Monfils et de ton fils, bon timing...»
Pas d'armistice pour les gladiateurs des courts. À peu de choses près en effet, au même moment où Gaël l'emportait sur Verdasco à Bercy, Pierre-Hugues, lui, en terminait victorieusement avec Gremelmayr à Aachen. Joli timing, c'est le cas de le dire !

(photo Andreas Steindl, source site Web "Aachener Nachrichten")
Direction donc les quarts-de finale en Challenger et 9 points de plus dans la musette du petit Ügi qui progresse en ce moment à pas de géant dans le classement ATP, tandis que le duo LLodra/Monfils (le premier nommé ayant triomphé de Djokovic) obtient dans la capitale, à l'occasion du "BNP Paribas Masters", des résultats très prometteurs en vue de la toute prochaine finale de Coupe Davis.
Le score de ce deuxième tour : 4/6 6/1 7/6. Cette fois-ci, contrairement à ce qui s'était passé récemment face à Ouanna et Mannarino, c'est Pierre-Hugues qui prit le plus mauvais départ. Enfin, façon de parler, car le premier set Pierre-Hugues l'a plutôt perdu sur un malentendu. Comme lors des tours précédents, il dominait outrageusement en effet au service, inquiétant copieusement parallèlement son ex N°59 mondial d'adversaire sur son engagement, se procurant plusieurs balles de break, mais dans son seul jeu de service un peu disputé, et à la défaveur de 3 malencontreuses doubles fautes, c'est lui qui devait céder sa mise en jeu face à un Gremelmayr on-ne-peut-plus opportuniste.

Gremelmayr, aux prises avec P2h aujourd'hui à Aachen
(photo Andreas Steindl, source site Web "Aachener Nachrichten")
Maman Herbert, venue tout spécialement de Strasbourg supporter son rejeton de fils, faisait un peu la grimace, mais sans perdre espoir, tant la qualité de tennis démontrée jusqu'alors par le jeune espoir alsacien illuminait le central du TC Grün-Weiss Aachen.
Le début de la seconde manche fut assez accrochée, le gaucher allemand tentant d'accroître tout de suite son avance en profitant de la petite déconvenue adverse. Mais le presque trentenaire (29 ans) prit sans doute un peu trop ses désirs pour des réalités et, bientôt, c'est lui qui sombrait devant un P2h plus efficace, plus réaliste tactiquement, qui se mit à baser davantage son jeu sur des échanges dans l'axe (pour ne pas trop ouvrir d'angle au tennis de contre adverse), et une prise du filet plus systématique.
En quelques minutes, c'est ainsi Pierre-Hugues qui égalisaiit 6/1 à une manche partout, remettant en quelque sorte clairement les pendules à l'heure, après sa domination du 1er set mal récompensée.
Le troisième acte allait être le plus équilibré, quoique toujours légèrement dominé par Pierre-Hugues, plus fréquemment présent aux avant-postes en retour, avec de nouveau plusieurs balles de break non concrétisées à son actif. Mais Gremelmayr restait diablement pressant et capable du pire coup fourré au moi
ndre relâchement de l'ami P2h. Il y eut ainsi de nombreuses péripéties, mais, malgré quelques chaudes alertes, aucun ne daigna lâcher son service, si bien qu'on en arriva fort naturellement, et comme c'est la coutume sur moquette, au tie-break dans cet ultime set. Un tie-break que la tête de série N°8, pourtant très malmenée en retour au jeu précédent, entama avec un maximum de détermination, pour rapidement mener 4/1 s'appuyant sur un rien d'hésitation manifesté dans le camp adverse. 4/1 en face et 2 services à suivre pour Ügi, la partie était loin d'être jouée. Un point sauvé de toute beauté au filet, le couteau entre les dents, 4/2, puis 4/3. L'allemand allait-il tenir son mini-break sur ses 2 services à suivre ? Eh bien non ! Pierre-Hugues retourna à merveille, se couchant tel un chat en CD et revers sur le service slicé du N°133 mondial, et, lui volant à 2 reprises la politesse, passa en tête 5/4 avec 2 services à suivre. Quel renversement de situation ! 6/4 grâce à un ace. Une double faute derrière... L'émotion bien sûr ! Puis, encore un joli retour, un échange bien négocié, une montée côté revers adverse, et un dernier smash rageur...
Bon boulot l'apprenti, si tu nous autorises encore à t'appeler comme ça !
le site officiel du tournoi
le tableau des qualifications
le tableau final
le tableau de doubles
mardi 9 novembre
Première victoire dans le tableau final d'un Challenger
5 points pour s'être qualifié + 8 pour avoir gagné au 1er tour du grand tableau : au total, ça fait 13 ! Inutile de dire que quand on gagne en Challenger, ça rapporte plus qu'en Future. D'autant qu'au tour suivant en cas de victoire, c'est 9 points de plus qui tomberaient dans l'escarcelle du d'ores et déjà futur TOP 600 mondial.
Les grandes premières, d'ordinaire ça se fête. Mais là, patience on attendra un peu. Ügi va plutôt resté sage et concentré pour tenter de récupérer au mieux de ses efforts. Il ne faut pas s'arrêter en si bon chemin en effet, le tournoi n'est pas fini. Au tour suivant, le plus jeune joueur du tableau restant en lice, puisque les 2 autres "kids", Marko Djokovic et Grigor Dimitrov, ont été éliminés d'un rien hier, affrontera la plus petite tête de série, la 8, c.-à-d. l'allemand Denis Gremelmayr, N°133 mondial.
N°133, ça ne fait évidemment pas grande différence avec la tête de série N°1, le germano-jamaïcain Dustin Brown, N°103. Mais, ce sont des éléments statistiques ou arithmétiques qu'on doit tout de même prendre en compte, tant il est vrai que, pour une fois, sur le papier, l'apprenti champion n'a justement pas été trop défavorisé par le sort, puisque son adversaire du 1er tour, le russe Andrey Kumantsov (N°307 au moment du tirage et 309 à la clôture des inscriptions) était, coïncidence, lui aussi le dernier rentrant dans le tableau ("last direct acceptance").
Bourreau des russes ou des biélorusses Pierre-Hugues l'aura donc été jusqu'au bout. Non content d'en avoir sorti 2 en qualifs, il a remis ça dans le grand tableau en dominant leur dernier ressortissant en lice, ledit Kumantsov, qui, pour mieux encore retourner le couteau dans la plaie, il faut le savoir, fut même, associé à son collègue Betau, mis au tout dernier instant sur la touche en ce qui concerne le double par la constitution de l'équipe wild card P2h/Djokovic (Marko) sur la proposition-même du directeur du tournoi.
Bon, sinon, pour revenir au match lui-même, bouclé 7/5 6/4 en toute fin de soirée (22h30) et en 1h15 de jeu, il fut dur, âpre, éprouvant, c'est le moins qu'on puisse dire. Mais, en dépit de ce que pourrait laisser croire le score final, disons que, comme lors des 2 affrontements précédents, les événements s'y déroulèrent un petit peu à sens unique. Curieusement en effet, face à un joueur qui a atteint cet été 3 fois les quarts-de-finale en Challenger et qui, du haut de son mètre 70, est loin d'être manchot et vous balance vraiment des frappes de "mutant", Pierre-Hugues, tout au long de la partie, n'a pas tremblé l'ombre d'un instant. Il ne fut en particulier absolument pas inquiété sur sa mise en jeu, tout en se montrant lui-même en revanche extrêmement entreprenant et dangereux sur celle de son opposant.
Des jeux blancs ou "à 15" en cascade, aucune balle de break à sauver du côté français, de l'autre de très chaudes alertes, des risques extrêmes pris et des miracles accomplis pour revenir à hauteur..., il aurait été injuste sans doute que Kumantsov fasse mieux que de s'incliner en 2 sets ce mardi soir à Aix-la-Chapelle.
Mais tout peut arriver ! Il faut un rien, on le sait, pour qu'un match bascule. C'est la raison pour laquelle, preuve du métier qui rentre, P2h fut très constant, très solide, verrouilla toutes les serrures afin ne rien laisser au hasard et signer un succès plus qu'encourageant pour se hisser au stade des huitièmes de finale d'un Challenger. On le retrouvera donc jeudi opposé à Gremelmayr pour la suite de ce "Lambertz Open" avec, qui sait, peut-être d'autres bonnes surprises au rendez-vous.
dimanche 7 novembre
It's been a long, long day
Et, malgré ce titre, vive la francophonie !
C'est suffisamment rare pour être signalé en effet. Sur les 25 engagés dans le tableau préliminaire, les 4 veinards qui se qualifient pour le tableau final s'expriment tous dans la langue de Molière... Le belge Maxime Authom, le suisse Adrien Bossel, et 2 français, le parisien Baptiste Dupuy et sa seigneurie "Ügi l'apprenti" en personne.
Un Ügi qui poursuit sa quête sur moquette, quête du Graal, quête de la sensation juste, ultime, élémentaire, quels que soient les conditions de jeu, l'environnement, l'adversaire.
Un truc loin d'être évident sur le tapis moitié vert pomme, moitié vert kaki du TC Grün-Weiss Aachen, surtout quand on est haut sur patte comme qui vous savez et qu'il faut les plier les gambettes pour se mettre au niveau des trajectoires sur-tendues et des rebonds fusants dont vous gratifie le gars d'en face.
D'autant que l'opposition à laquelle il fallait faire face aujourd'hui à Aix-la-Chapelle était doublement gratinée. Il y avait en effet 2 tours de qualification, les 2 derniers, à jouer ce dimanche pour espérer sortir du tableau, et, qui plus est, contre 2 ruskovs pas piqués des hannetons, Siareih Betau (N°370) d'abord, 23 ans et récent vainqueur d'un 15000 $ chez lui en Biélorussie, puis Mikhail Ledovskikh (N°442), 24 ans et ancien 151ème mondial.
Le premier écueil fut le plus dur à négocier. Mais "Super P2h" s'en est sorti avec beaucoup de cran et de maestria contre une sorte de réplique de Nicolaï Davydenko, autrement dit un joueur très sec physiquement, très véloce et très accrocheur. 6/3 7/6 avec un 1er set assez largement dominé face à un adversaire, tête de série N°4, qui, profitant d'un bye au tour précédent, étrennait la moquette. 1er set assez largement dominé donc, mais pas assez peut-être pour mettre comme il le fallait, dès le début du second, la tête du biélorusse "dans le sac" et l'empêcher de trouver des repères pour devenir de plus en plus pressant au fur et à mesure que le match avançait. Bilan : Betau, très déterminé, car pensant, entre autres, pouvoir profiter des sautes de concentration d'un jeune loup un peu trop inexpérimenté peut-être, fut à 2 doigts d'égaliser à une manche partout. Et l'issue de la partie se joua au tie-break et sur le fil du rasoir, Pierre-Hugues sachant quand même à temps resserrer les boulons, imposer sa présence, aller chercher les points importants et écarter le danger, pour au final obtenir, 8 pts à 6 au terme de ce jeu décisif, une victoire tout à fait méritée.
Le match contre Betau avait laissé des traces. A force de descendre dans les jambes lors des longs rallyes de fond de court imposés par le jeu sur la surface, les cuisses faisaient mal, elles brûlaient presque. "Je suis rôti, complètement rôti !", clamait Pierre-Hugues au sortir du terrain, un peu sur le ton de la plaisanterie, et surtout très fier de sa performance en tapant dans les mains de son entraîneur de père. Il était plus de 18h30 et le tour suivant devait avoir lieu (en cas de terrain disponible) au plus tôt 1h30 plus tard. Délai ultra-court pour récupérer. Pas de temps à perdre donc : une platée de pâtes, un peu de boisson de l'effort, une bonne douche, et on entrevoyait déjà les différents scénarios possibles pour la suite.
L'adversaire russe à venir n'avait pas tout à fait le même profil que le précédent. Grand, puissant, indolent, un tantinet truqueur, Ledovskikh allait vraisemblablement user d'autres procédés et stratagèmes que Betau pour parvenir à ses fins. Méfiance donc ! Et confiance cependant, car une chose était sûre en revanche. La tête de série N°7, bien qu'ayant fini le match précédent beaucoup plus tôt que P2h, ne serait sans doute guère plus "fraîche" que lui, ayant dû longuement batailler 2 fois au meilleur des 3 sets pour s'imposer auparavant.
Et ce qu'on pouvait prévoir arriva. Usé par ses efforts précédents, Ledovskikh eut du mal à rentrer dans la partie. Et c'est Pierre-Hugues, peu enclin à s'éterniser, qui s'envola rapidement au score. 4/0 avec 2 breaks, puis bientôt 6/0 alors que le russe balançait ouvertement la fin de set, n'esquissant plus le moindre geste sur les services et les retours adverses. Une manoeuvre sans doute... un truc de vieux briscard... pour d'un côté s'économiser, éviter de se lancer dans une inutile et improbable course-poursuite et, de l'autre, habilement attendre le 7e jeu, le premier du second set, et le dernier avant le changement de balles, afin de tenter là une sorte de coup de Trafalgar, à savoir breaker d'entrée P2h pour se relancer dans la partie.
Et ça ne fit ni une, ni deux. Ledovskikh, soudainement revigoré, mit instantanément un pressing d'enfer sur le service de Pierre-Hugues, sortit quelques très beaux points, et chipa avec autorité la mise en jeu du malheureux, qui ne put faire autrement que de faire la grimace après avoir plongé vainement sur un superbe passing (let !) de coup droit long de ligne en bout de course du russe. 1/0, puis 2/0, break confirmé, pour le "revenant". Ça commençait à sentir le roussi... Mais l'apprenti champion eut la bonne idée de refaire tout de suite son retard. 2 partout, le match, bien que plus équilibré qu'au départ, tournait de nouveau en faveur du plus jeune et du moins bien classé des 2, qui tenait dès lors fermement son service à coup d'aces à répétition, ne laissant que des miettes à l'adversaire et coupant court ainsi à toute forme d'échanges périlleux. Ledovskikh, bien qu'un peu plus inquiété sur son engagement, n'en démordant pas non plus de son côté, on se dirigea donc vers un tie-break, que P2h remporta à sa main et avec beaucoup de sang-froid 7 pts à 4, concluant la partie sur un dernier retour-volée gagnant long de ligne.
Direction le tableau final pour la 3e fois consécutive en 3 Challengers. Bien joué Ügi ! Il était près de 22h et dieu que la journée avait été longue.
samedi 6 novembre
Galop d'essai victorieux pour P2h au 1er tour
Le retour à l'atmosphère feutrée des tournois sur moquette n'est jamais chose facile pour qui sort, tel Pierre-Hugues, d'une série de compétitions jouées dans un environnement beaucoup plus dur et abrasif, à savoir, comme cela fut déjà évoqué, celui du Greenset neuf de l'Open de Moselle, des Challengers de Rennes et d'Orléans, comme du Future de Nevers.
Un petit tour de chauffe ou galop d'essai pour effectuer quelques réglages supplémentaires n'était donc pas de refus ici à Aix-la-Chapelle, ou plutôt Aachen comme l'appelle nos amis allemands. Et c'est la chance qu'a eue l'apprenti-champion dans le tableau des qualifications de ce "Lambertz Open" sous la forme d'un 1er tour aisé face à une des wild card, Trutz Henssen, un jeune allemand de 19 ans non classé à l'ATP et membre du club qui acceuille l'événement, le TC Grün-Weiss Aachen.
Au bilan donc pour Pierre-Hugues, comme on pouvait s'y attendre, un match en demi-teinte, mais finalement assez constructif, avec une victoire à la clef 6/1 6/3. Certes, les sensations n'ont pas été encore vraiment au rendez-vous sur le "Teppich" local, mais le joueur a pu quand même progresser au fil du match et compléter ainsi le travail accompli lors des courtes séances d'entraînement précédentes. Il reste maintenant à notre N°690 mondial préféré à concrétiser cela du mieux possible au tour suivant face à son supérieur hiérarchique, tête de série N°4 du tableau, le biélorusse Siareih Betau, N°370 ATP.
Affaire à suivre...
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le tableau des qualifications
13/11/2010